‹ [Œuvres]Chapitre 201 sur 402 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

les deux dames, LA MARÉCHALE.

Non, non, madame de Moret, je ne sors pas ce matin , et vous n'introduirez , s'il vous plait , que la personne que j'ai désignée à madame de Rouvres. [A part. 0 mon cœur, mon cœur , renferme toutes les larmes , quand elles devraient te suffoquer! Soyez assez bonnes pour me donner ce métier et la tapisserie : je veux travailler. (Elle s'établit à broder.) Monsieur d'Ancre doit être près d'Amiens aujourd'hui.

MADAME DE MORET

Ah! sans nul doute, madame : le temps est si beau! et tout ce qu'il fait lui réussit.

MADAME DE ROUVRES

Il est né sous la plus heureuse étoile !

Est-ce que vous croyez aux étoiles? Vous... superstitieuse !

MADAME DE ROUVRES

A la vôtre , madame.

Oh! flatteuse, flatteuse, taisez-vous. (Elle lui donne la main.) Eh bien! moi aussi, je crois un peu à la prédestination. Laissez-moi y penser; voulez-vous? Adieu, adieu.

MADAME DE MORET

Voici, je crois, ce gentilhomme italien, monsieur de...

N'importe le nom... n'importe... Allez, mes amies, allez... (Avec doute.) Mes amies!...

Ml i.\ maréchale d'ancre.

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