‹ [Œuvres]Chapitre 221 sur 402 · GARDES · texte numérisé non relu

GARDES

DÈAGEAXT.

Laisse-le aller, juif. Ses pages, ses domestiques et sa maison, tout va être cerné. Sa femme a été arrêtée a six heures par moi-même, ainsi que la régente. Tu n'as plus d'autre parti à prendre que de servir le roi ou d'être pendu.

SAMUEL

Je vous préfère encore a la corde.

DEAGEAXT.

Eh bien ! laisse-nous enlever paisiblement cette jeune

femme. Elle aura une vengeance à exercer contre la Galigaï. C'esl un instrument précieux. Je vais l'employer sur-le-champ dans le procès qu'on va faire. [A mpts.) Portez-la au Palais-de-Justice dans une chaise. Pendant ce temps, il faut retenir chez toi ce basané Concini pour une heure encore, afin de me donner le temps d'envoyer les mousquetaires. Il le faut. sur ta vie! Multiplie les embarras et les prétextes.

SAMUEL

Reposez-vous sur moi. Je l'entends qui se heurte à toutes les marches et qui appelle à toutes les portes ; je vais le rejoindre et l'arrêter.

Il sort de son côte et Déageant de l'autre.

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