ACTE III, SCÈNE IV. fl
kitty bell revient timidement.
Avant que sa seigneurie ne se retire, j'aurais voulu lui demander quelque chose , avec la permission de If. Bell.
john bell, se promenant brusquement au fond de
la chambre.
Vous n'avez pas besoin de ma permission. Dites ce qu'il vous plaira.
KITTY BELL
Mylord connaît-il M. Beckford , le lord-maire de Londres ?
LOBD TALBOT.
Parbleu , madame , je crois même que nous sommes un peu parents ; je le vois toutes les fois que je crois qu'il ne m'ennuiera pas, c'est-à-dire une fois par an. — Il me dit toujours que j'ai des dettes, et pour mon usage je le trouve sot ; mais en général on l'estime.
KITTY BELL
Monsieur le docteur m'a dit qu'il était plein de sagesse et de bienfaisance.
LOBD TALBOT.
A vrai dire . et à parler sérieusement , c'est le plus honnête homme des trois royaumes. Si vous désirez de lui quelque chose.... j'irai le voir ce soir même.
KITTY BELL
Il y a , je crois , ici quelqu'un qui aura affaire à lui, et....
Ici Chatterton descend de sa chambre avee les deux enfants. JOHN BELL.
Que voulez-vous dire? Êtes-vous folle?
kitty bell saluant.
Rien que ce qu'il vous plaira.
LOBD TALBOT.
Mais laissez-la parler, au moins.
LE Ql AKEB.
La seule ressource qui reste à Chatterton, c'est cette protection.
LOBD TALBOT.
Est-ce pour lui? j'y cours,
John bell, à sa femme.
Comment donc savez-vous si bien ses affaires?
LE QUAKER
Je les lui ai apprises, moi.
john bell, à Kiity.
Si jamais î
KITTV BELL.
Oh ! ne vous emportez pas, monsieur, nous ne sommes pas seuls.
JOHN BELL
Ne parlez plus de ce jeune homme.
Ici, Chatterton, qui a remis les deux enfants entre les mains de
leur mère, revient vers la cheminée.
KITTY BELL
Comme vous l'ordonnerez.
JOHN BELL
Mylord , voici votre ami , vous saurez de Lui-même ses sentiments.