FRAGMENT D IN POEME DE SUZANNE
C'était près d'une source à Tonde pure et sombre. Le large sycomore y répandait son ombre : Là, Suzanne, cachée aux deux déjà brûlant» , Suspend sa rêverie et ses pas indolents, Sur une jeune enfant, que son amour protège S'appuie, et sa voix douce appelle le cortège De> filles de Juda , de Gad et de Ruben , Qui doivent la servir et la descendre au bain;
98 LE BAIN
Et toutes a l'envi , rivales attentives,
Détachent sa parure entre leurs mains actives.
L'une ôte la tiare où brille le saphir
Dans l'éclat arrondi de l'or poli d'Ophir;
Aux cheveux parfumés dérobe leurs longs voiles,
Et la gaze brodée en tremblantes étoiles;
La perle, sur son front enlacée en bandeau,
Ou pendante à l'oreille en mobile fardeau ;