‹ [Œuvres]Chapitre 363 sur 402 · I..'- colliers de rubis, et, par des bandelettes · texte numérisé non relu

I..'- colliers de rubis, et, par des bandelettes

L'ambre au cou suspendu dans l'or des cassolettes.

L'autre fait succéder les tapis préparés

Aux cothurnes étroits dont ses pieds sont parés;

Et , puisant l'eau du bain , d'avance elle en arrose

Leurs doigts encore empreints de santal et de rose

Puis, tandis que Suzanne enlève lentement

Les anneaux de ses mains , son plus cher ornement ,

Libres des nœuds dorés dont sa poitrine est ceinte.

Dégagés des lacets , le manteau d'Hyacinthe,

Et le lin pur et blanc comme la lleui du lis,

Jusqu'à ses chartes pieds laissent couler leurs plis.

Qu'elle fut belle alors ! Une rougeur errante

Anima de son teint la blancheur transparente;

Car, sous l'arbre où du jour vient s'éteindre l'ardeur,

Un oeil accoutumé blesse encor sa pudeur;

le bain. yy

Mais, soutenue enfin par une esclave noire,

Dans un cristal liquide on croirait que l'ivoire

Se plonge , quand son corps, sous l'eau même éclairé ,

Du ruisseau pur et frais touche le fond dore.

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