I..'- colliers de rubis, et, par des bandelettes
L'ambre au cou suspendu dans l'or des cassolettes.
L'autre fait succéder les tapis préparés
Aux cothurnes étroits dont ses pieds sont parés;
Et , puisant l'eau du bain , d'avance elle en arrose
Leurs doigts encore empreints de santal et de rose
Puis, tandis que Suzanne enlève lentement
Les anneaux de ses mains , son plus cher ornement ,
Libres des nœuds dorés dont sa poitrine est ceinte.
Dégagés des lacets , le manteau d'Hyacinthe,
Et le lin pur et blanc comme la lleui du lis,
Jusqu'à ses chartes pieds laissent couler leurs plis.
Qu'elle fut belle alors ! Une rougeur errante
Anima de son teint la blancheur transparente;
Car, sous l'arbre où du jour vient s'éteindre l'ardeur,
Un oeil accoutumé blesse encor sa pudeur;
le bain. yy
Mais, soutenue enfin par une esclave noire,
Dans un cristal liquide on croirait que l'ivoire
Se plonge , quand son corps, sous l'eau même éclairé ,
Du ruisseau pur et frais touche le fond dore.