I) OU) H II) A
Les <leu\ clartés a l'œil offrent partout leurs pièges, Caressenl mollement le velours bleu des Meges .
La M>yeuse ottomane où le livre est encor, La pendule mobile entre deux vases d'or, La Madone d'argent , sous des roses cachée , Et sur un lit d'azur une beauté courbée.
Oh ! jamais dans Madrid un noble cavalier
Ne verra tant de grâce à plus d'art s'allier ;
Jamais pour plus d'attraits , lorsque la nuit commence ,
N'a frémi la guitare et langui la romance ;
Jamais, dans nulle église, on ne vit plus beaux yeux
Des grains du chapelet se tourner vers les cieux ;
Sur les mille degrés du vaste amphithéâtre
On n'admira jamais plus belles mains d'albâtre
Sous la mantille noire et ses paillettes d'or,
Applaudissant , de loin , l'adroit Toréador.
DULOK1UA. 123
Mais, ô vous! qu'en secret nulle œillade attentive Dans ses rayons brillants ne chercha pour captive , Jeune foule d'amants, Espagnols à l'œil noir, Si sous la perle et l'or vous l'adoriez le soir, Qui de vous ne voudrait (dût la dague andalouse Le frapper au retour de sa pointe jalouse) Prosterner ses baisers sur ces pieds découverts , Ce col , ce sein d'albâtre , à l'air nocturne ouvert , Et ces longs cheveux noirs tombant sur son épaule , Comme tombe à ses pieds le vêtement du saule?
Pourquoi Dolorida seule en ce grand palais , Où l'on n'entend , ce soir, ni le pied des valets , Ni , dans la galerie et les corridors tristes , Les enfantines voix des \ives caméristes? Ses bras dus a sa tête offrent un mol appui, Mais ses yeux sont ouverts, el bien du temps a lui