‹ [Œuvres]Chapitre 382 sur 402 · I \ NEIGE · texte numérisé non relu

I \ NEIGE

Doucement son bras droil ttreint un cou d'ivoire,

Doucement son baiser suit une tresse noire, Et la joue inclinée, et ce dos où les lis

De l'hermine entourés sont plus blancs que ses plis.

Il retient dans son cœur une craintive baleine , Et de sa dame ainsi pense alléger la peine , Et gémit de son poids, et plaint ses faibles pieds Qui, dans ses mains, ce soir, dormiront essuyés.

Lorsqu'arrètée Emma vante sa marche sure, Lève un front caressant, sourit et le rassure. D'un baiser mutuel implore le secours, Puis repart chancelante et traverse les cours.

.Mais les voix des soldats resonnent sous les voûtes, Les hommes d'armes noirs en ont fermé les routes; Éginard, échappant à ses jeunes liens, Descend des bras d'Emma, qui tombe dans les siens

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