LE BAL
La danseuse, enivrée aux transports de la fête, Sème et foule en passant les bouquets de sa tête, Au bras qui la soutient se livre , et , pâlissant , Tourne, les yeux baissés sur un sein frémissant.
Courez, jeunes beautés, formez la double danse.
Entendez-vous l'arcbet du bal joyeu\ , Jeunes beautés? Bientôt la légère cadence Toutes va, tout à coup, vous mêler à mes yeux
Dansez, et couronnez de fleurs vos fronts d'albâtre Liez au blanc muguet l'hyacinthe bleuâtre, Et que vos pas moelleux, délices d'un amant, Sur le chêne poli glissent légèrement ; Dansez, car dès demain vos mères exigeante* A vos jeunes travaux vous diront négligentes;