‹ [Œuvres]Chapitre 392 sur 402 · LA SÉRIE! SE · texte numérisé non relu

LA SÉRIE! SE

Dès que l'ancre dég Revient par son câble à bord

La proue alor> e>t changée,

Selon l'aiguille et le Nord.

La Sérieuse l'observe,

Elle passe la réserve ,

Et puis marche de conserve

Avec le grand Okient .

Sa voilure toute blanclie

Comme un sein gonflé se penche;

Chaque mât, comme une branche.

Touche la vague eu pliant.

Avec sa démarché leste, Elle glisse et prend le vent , Laisse à l'arrière I'Alçeste , lit marche seule à l'avant.

Par son pavillon conduite, L'escadre n'est à sa suite Que lorsque, arrêtant sa fuite, Elle veut l'attendre enfin :

Mais, de bons marins pourvue Aussitôt qu'elle est en vue, Par sa manœuvre imprévue , Elle part comme un dauphin.

LA SÉRIE! SE 2i»;;

Comme un dauphin elle sautr, Elle plonge comme lui Dans la mer profonde et haute, Où le feu Saint-Elme a lui.

Le feu serpente avec grâce ; Du gouvernail qu'il embrasse 11 marque long-temps la trace.

Et l'on dirait un éclair Qui, n'ayant pu nous atteindre Dans les vagues va s'éteindre, Mais ne cesse de les teindre Du prisme enflammé de l'air

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Ainsi qu'une forêt sombra La flotte venait après , Et de loin s'étendait l'ombre De ses immenses agrès.

En voyant le Spartiate, Le Franklin et sa frégate , Le bleu , le blanc , l'écarlate , De cent mâts nationaux , L'armée, en convoi, remise Comme en garde à l'Artémise, Nous nous dîmes : C'est Venise Qui s'avance sur les ean\

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