LA SÉRIE! SE
Dès que l'ancre dég Revient par son câble à bord
La proue alor> e>t changée,
Selon l'aiguille et le Nord.
La Sérieuse l'observe,
Elle passe la réserve ,
Et puis marche de conserve
Avec le grand Okient .
Sa voilure toute blanclie
Comme un sein gonflé se penche;
Chaque mât, comme une branche.
Touche la vague eu pliant.
Avec sa démarché leste, Elle glisse et prend le vent , Laisse à l'arrière I'Alçeste , lit marche seule à l'avant.
Par son pavillon conduite, L'escadre n'est à sa suite Que lorsque, arrêtant sa fuite, Elle veut l'attendre enfin :
Mais, de bons marins pourvue Aussitôt qu'elle est en vue, Par sa manœuvre imprévue , Elle part comme un dauphin.
LA SÉRIE! SE 2i»;;
Comme un dauphin elle sautr, Elle plonge comme lui Dans la mer profonde et haute, Où le feu Saint-Elme a lui.
Le feu serpente avec grâce ; Du gouvernail qu'il embrasse 11 marque long-temps la trace.
Et l'on dirait un éclair Qui, n'ayant pu nous atteindre Dans les vagues va s'éteindre, Mais ne cesse de les teindre Du prisme enflammé de l'air
•>0û 1-A FBÉGATE
Ainsi qu'une forêt sombra La flotte venait après , Et de loin s'étendait l'ombre De ses immenses agrès.
En voyant le Spartiate, Le Franklin et sa frégate , Le bleu , le blanc , l'écarlate , De cent mâts nationaux , L'armée, en convoi, remise Comme en garde à l'Artémise, Nous nous dîmes : C'est Venise Qui s'avance sur les ean\
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