‹ [Œuvres]Chapitre 98 sur 402 · ACTE I, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III

II est certaines gens qui, d'eux-mêmes ravis. Se promènent, masqués d'une gravité feinte; La profondeur d"esprit sur leur visage est peinte: Leur regard dit : Je vais vous parler, mais avant Faites cesser le bruit des mouches et du vent! Et, parce qu'à les fuir personne ne balance, Le vulgaire les croit penseurs à leur silence ! — Cette mélancolie est un appât trompeur Qui fait d'un honnête homme un sot à faire peur; Et cet air renfrogné, dont l'aspect seul m'irrite, Marche bien rarement avec le vrai mérite. Ne va pas t'en servir !

ANTONIO

Me voudrais-tu bavard?

GRATIANO

A ce soir mon sermon! A présent il est tard.

Bas à Lorenzo.

On m'attend à Belmont. — Eh bien! ta belle Juive,

LORENZO

Le moment du rendez-vous arrive,

Montrant la fenêtre du juif.

Et voilà sa fenêtre.

GRATIANO

Ah! conte-moi ceci.

Ils sortent.

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