‹ [Œuvres]Chapitre 97 sur 402 · LES PRÉCÉDENTS, GRATIANO · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTS, GRATIANO

gratiano, entrant.

Que nous trois! — Faisdoncmeilleur visage, Mon cousin ! ta santé souffre visiblement.

— La richesse est pour toi fatigue et noir tourment,

— Je te trouve changé.

Le monde est une scène Où chacun joue un rôle ; et c'est chose bien vaine, Gratiano, que vouloir sortir de son emploi. Le mien est d'être triste.

gratiano.

Eh bien ! mon rôle à moi Sera celui de fou. — La vieillesse et ses rides Me surprendront un jour entre vingt flacons vides. Pourquoi donc l'homme jeune et d'amour enflammé Serait-il aussi froid qu'un aïeul embaumé? #Et pourquoi, si le sort nous fait une injustice, A force de chagrin en avoir la jaunisse?

— Tiens, mon ami, je veux te donner un avis;

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