DIX-SEPTIÈME
Jn^aiatian.
O toi qui m'apparus dans ce désert du monde! Habitante du ciel , passagère en ces lieux , O toi qui fis briller dans cette nuit profonde Un rayon d'amour à mes yeux;
A mes yeux étonnés montre-toi tout entière, Dis-moi quel est ton nom, ton pays, ton destin.
Ton berceau fut-il sur la terre ?
Ou n'es-tu qu'un souffle divin?
Vas-tu revoir demain l'éternelle lumière ? Ou dans ce lieu d'exil, de deuil et de misère, Dois-tu poursuivre encor ton pénible chemin? Ah! quel que soit ton nom, ton destin, ta patrie, O fille de la terre, ou du divin séjour.
Ah ! laisse-moi toute ma vie
T'offrir mon culte ou mon amour.
Si tu dois comme nous achever ta carrière, Sois mon appui , mon guide , et souffre qu'en tous lieux De tes pas adorés je baise la poussière. Mais si tu prends ton vol , et si , loin de nos yeux , Sœur des anges , bientôt tu remontes près d'eux , Après m'avoir aimé quelques jours sur la terre, Souviens-toi de moi dans les cieux.