I. Le député Brissot. {Note de l'Éditeur
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fîqué de leur plume et de leur infamie. Les piques , les assassinats , les violences de toute sorte, sont les seuls moyens àe pulvériser qui soient à l'usage de cette espèce de raisonneurs. L'espoir d'une domination sans bornes perce aujourd'hui plus que jamais dans l'arrogance de sa joie. Jadis, en rappelant à quiconque essayait de le faire rougir qu'il était homme du lo mars y il semblait promettre le séjour d'Orléans à tous ceux qui le haïssent et qui le méprisent; et cette promesse, si elle eût eu son effet, faisait d'Orléans la ville la plus peuplée qu'il y eût jamais eu sous le ciel. Aujourd'hui, des projets plus vastes. Aujourd'hui qu'il est bien démontré à l'Assemblée nationale que tous les juges de Paix, tous les tribunaux, tous les corps administratifs de l'Empire , sont contre-révolutionnaires, il n'est d'asile que dans la dictature de M. Gensonné. Que les visites inquisitoriales, les saisies de papiers, les emprisonnemens, fassent une prompte justice de tous ces parricides qui ont conspiré contre l'orgueil , contre l'ambition, contre l'avidité des décemvirs d'Auteuil et de la Gironde; contre tous ces ennemis publics qui abhorrent également la tyrannie de la Bastille et celle des clubs. L'auteur du Patriote ne doute pas de son succès. J'ai le malheur d'être en cela de son avis; et, comme il faut que chacun reste fidèle à son caractère, puisqu'il a choisi ce
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moment de sa toiite-puissancc pour nous menacer du glaive, il faut de notre côté choisir ce même moment pour le poursuivre plus que jamais de ses affreuses vérités. Ainsi, pour le repos de sa conscience, et pour l'encourager, s'il en est besoin, lorsqu'il écrira ses tablettes de proscription, je veux qu'il sache que, parmi les auteurs des Supplémens, il en est sans doute plusieurs, mais au moins un dont les méchans heureux n'intimideront jamais ni le coeur ni la bouche; qui , dans les cachots et sous le fer des bourreaux , ne cesserait pas d'en appeler aux lois, aux autorités légitimes, à la justice, à l'humanité, et de dévoiler à l'exécration publique les tyrans déguisés sous le nom de Patriotes; qui est prêt à mourir pour cette doctrine impudemment traitée de parricide; et qui mourra content de n'avoir plus sous les yeux l'avilissement d'une grande Nation , réduite par ses fautes à choisir entre Goblentz et les Jacobins, entre les Autrichiens et Brissot.
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