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L'article Valeurs et monnaies, le Mémoire sur les prêts d'argent , les Lettres sur la liberté du commerce des grains, et le Mémoire sur les mines, sont des monographies brillantes, où la profondeur de la pensée philosophique s'unit à l'intelligence de tous les détails de la vie positive des sociétés. Ces savants travaux, modèles du genre d'élocution qui convient le mieiix aux matières économiques, suffiraient seuls pour placer l'auteur au rang des maîtres les plus illustres de la science ; et, à l'époque où ils parurent, l'Angleterre n'avait certainement rien de pareil à leur opposer. Turgot avait tout dit, avant Bentham, sur la légitimité du prêt à intérêt ; et l'ironie piquante qu'il emploie contre les subtilités des scolastiques et des légistes, repoussant d'un commun accord un contrat amené par la civihsation et nécessaire à son progrès , rappelle cette gaieté, si forte de raison, avec laquelle Pascal combattait les jésuites ^
Le Mémoire sur les mines, qu'il faut distinguer même parmi les meilleurs écrits de Turgot, offre cette particularité remarquable, que l'illustre administrateur y professe, sur la législation de la matière, et sur le droit de propriété en général, des idées que Napoléon est venu reproduire , au sein du Conseil d'État, dans la longue et célèbre discussion de la loi du 21 avril 1810 \
Le 10 mai 1774 vit finir le règne honteux de Louis XV. Avec Louis XVI , monta sur le trône le vieux comte de Maurepas, rusé courtisan qu'une épigramme décochée contre madame de Pompadour tenait depuis vingt-cinq ans dans l'exil; et de ce jour la monarchie féodale , frappée au cœur par Richelieu, entra dans la dernière période de sa décadence. Alors même que le nouveau roi n'eût pas été imbu de principes tout différents de ceux de son aïeul , la recomposition
autant de commentaires du Traité de la formation et de la distribution des richesses.
^ On peut se faire une idée de la déraison savante des scolastiques et des légistes, dans le Traité de l'usure, de Pothier. (Voyez les Œuvres de ce jurisconsulte, tome VI, page 161, édition de 1819.)
2 Voyez Mémoire sur les mines et carrières, et les notes que nous y avons jointes, tome II, pages 150 et suivantes.
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générale d'un ministère qui avait prostitué le pouvoir dans les antichambres de madame du Barry, et qui était encore plus odieux à la nation que cette courtisane môme , devenait une nécessité \ C'est par suite de cette nécessité que Turgot succéda, le 20 juillet 1774 , à l'obscur ministre de la marine de Boynes , et fut nommé, le 24 août suivant, contrôleur-général à la place de l'abbé Terray. Il ne faudrait pas en induire , néanmoins , que ce choix eût été dicté par l'opinion publique, et qu'il ait eu d'abord beaucoup de retentissement. Quoique célèbre dans sa province, quoique en honneur à Paris auprès des philosophes , des gens de lettres et de plusieurs membres de la haute administration , le nom de l'intendant de Limoges était, et devait être par la force même des choses, presque ignoré de la ville et de la cour. Qui aurait pu l'apprendre à la masse, en effet, à une époque où il était défendu d'écrire sur les matières d'administration , où l'on manquait de journaux quotidiens, et où la presse se composait exclusivement de recueils périodiques livrés à l'omnipotence de la censure? Sous un tel régime, n'était-il pas inévitable que les talents, comme l'incapacité, de quiconque n'occupait pas un des premiers postes de l'Etat, ne fussent jamais mis en évidence? Ce fut donc une circonstance tout à fait accidentelle qui décida de l'entrée de Turgot au ministère. L'abbé de Véry, qu'il avait eu pour condisciple en Sorbonne, exerçait une grande influence sur madame de Maurepas , qui jouissait elle-même d'un empire absolu sur le vieillard que Louis XVI venait de prendre pour mentor. Lors-
' Les membres du cabinet, à la mort de Louis XV, étaient : 1° le chancelier Maupeou, ayant les sceaux ou le département de la justice ; 2*' Tabbé Terray, au contrôle-général ; 3* le duc d'Aiguillon , successeur de Choiseul et amant de M"'^ du Barry , au ministère de la guerre et des affaires étrangères ; 4° de Boynes à la marine ; 5° enfin le duc de La Vrillière, ayant le département de la maison du roi et la délivrance des lettres (^e cachet. — Us ne tardèrent pas à être remplacés, savoir : Maupeou par Hue de Miroménil ; Terray par Turgot; le duc d'Aiguillon, par le comte du Muy à la guerre, et par le comte de Vergennes aux affaires extérieures; de Boynes par M. de Sartine; et le duc de La Vrillière, beaucoup plus tard, par Malesherbes. — Le maréchal du Muy étant mort, le comte de Saint- Germain lui succéda le 21 octobre 1773.
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qu'il fut question du renvoi de de Boynes, l'abbé parla de son ami à la comtesse avec tant de chaleur , que celle-ci pressa vivement le premier ministre d'appeler à la marine l'intendant de Limoges. Maurepas, qui savait le candidat présenté par sa femme sans aucun appui à la cour , qui était loin de soupçonner la noblesse et la fermeté de son caractère , qui croyait en outre se concilier par là le parti des gens de lettres dont il ambitionnait les suffrages, quoiqu'il n'eût aucun goût pour leurs idées de réformes , ne souleva pas d'objections contre ce projet, et laissa la France profiter ainsi du hasard providentiel qui portait Turgot au pouvoir.
Avant d'exposer l'usage que devait en faire ce philosophe qui méditait depuis un quart de siècle sur l'organisation politique, économique et nj orale des sociétés, jetons un coup d'œil sur le tableau que la nôtre avait offert pendant tout le règne de Louis XV.
Dans l'ordre politique, nul progrès n'avait eu lieu depuis le règne précédent. Loin de là, la France était abaissée au dehors; et au dedans l'autorité royale, puissante sous Louis XIV, s'était affaiblie et dégradée entre les mains de son successeur. Elle ne comptait plus, il est vrai, avec la noblesse, depuis que cette dernière avait échangé sa redoutable indépendance contre la livrée , les faveurs et les plaisirs de la cour ; mais il n'en était pas de même à l'égard du clergé et du Parlement, qui avaient reconquis et se disputaient une influence funeste sur les affaires de l'Etat. Le premier de ces deux corps, sous prétexte de défendre la religion , troublait sans cesse l'ordre public par des scènes de fanatisme atroces ou ridicules; le second , sous prétexte de sauvegarder les intérêts du peuple , ne savait que protéger les abus et s'opposer à toutôs les réformes utiles que le pouvoir, cédant à la nécessité, tentait d'accomplir \ Alors , ce même pouvoir, faible parce qu'il
' Il suffira sans doute, pour justifier ces inculpations , de citer les faits suivants :
Les querelles suscitées par la bulle Unigenitus durèrent depuis la fin du règne de Louis XIV jusqu'en 4762, époque de la destruction des jésuites.
La folie des convulsions, qui datait de 1727, n'avait pas cessé en 1759.
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était tout à la fois ignorant , égoïste et immoral , ne sortait d'embarras que par des transactions honteuses, et n'avait d'autre système que de vivre au jour le jour, rêvant un despotisme qu'il n'avait pas le courage de saisir. Plus tard , néanmoins, sa position devenant intolérable, il ose frapper un coup d'Etat et brise les Parlements (1771); mais cette mesure , qui n'est suivie d'aucune amélioration réelle , accroît l'irritation des esprits, sans rendre sa marche moins pénible et plus sûre. La tyrannie ne sert qu'à consolider le désordre, et à mettre plus en évidence les formes sous lesquelles il se manifeste de toutes parts. Dans les pays d'élection, absence complète de libertés provinciales; dans les pays d'États. quelques membres du haut clergé, les possesseurs de fiefs, et des officiers municipaux qui ne sont pas élus par le tiers, ne composent qu'une représentation illusoire. Dans les uns comme dans les autres , les attributions des intendants sont mal déterminées et leur pouvoir presque discrétionnaire. Les charges municipales continuent de se vendre à prix d'argent , comme celles de la maison du roi et des princes, comme les offices de judicature , et comme les grades dans
4724. — Aggravation de l'édit de Nantes, — 1746. On comptait plus de deux cents protestants condamnés aux galères par le seul Parlement de Grenoble. — 1749. Billets de confession exigés par l'archevêque de Paris. — 1752. Le Parlement fait .saisir le temporel de l'archevêque. — Le clergé déclare à Louis XV que sa dignité l'élève au-dessus du genre humain, mais qu'il doit baisser la tête devant les prélats. — 1733. Le Parlement fait brûler, par la main du bourreau, une instruction pastorale de l'archevêque de Troyes. — 1737. Peine de mort portée contre les auteurs d'écrits tendant à attaquer la religion, ou à troubler la tranquillité de l'Etat. — 1762. Exécution d'un pasteur prolestant, et meurtre juridique de Calas, par arrêts du Parlement de Toulouse. — 1764. Mandement de l'archevêque de Paris, brûlé par ordre du Parlement de la même ville. — 1763. Le clergé réclame l'inspection de la librairie. — 1766. Condamnation au supplice de la roue, du chevalier de La Barre, pour cause de sacrilège. — 1768. Colporteurs de livres défendus, marqués et envoyés aux galères.
Enfin, le clergé et le Parlement, depuis que Louis XV était sift* le trône, ne .s'étaient jamais trouvés d'accord que pour faire la guerre à la pensée bonne ou mauvaise *, maintenir l'exécution de lois absurdes ou sanguinaires, et protester contre tout acte du pouvoir qui tendait à une répartition plus équitable des charges publiques.
* VEsprit des lois n'avait pas plus trouvé grftce devant le clergé que le Système d» la fiature.
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l'armée de terre et de mer. Dans plusieurs provinces, la servitude personnelle subsiste encore. La justice civile n'a toujours d'autre base que les coutumes et de gothiques ordonnances refondues par les légistes de Louis XIV ; la justice criminelle porte toutes les traces de la plus épouvantable barbarie ^; et des commissions spéciales, ou des tribunaux exceptionnels, peuvent décider de la fortune et de la vie des citoyens ; des lettres de cachet les enlever à leur famille , à leurs amis , à la société , ni sans information jugement. Cependant , au moyen des lettres d'abolition , les coupables privilégiés ou riches échappent à la vindicte des lois; et au moyen des lettres de répit, ils se dispensent de payer leurs dettes. Tous les services publics qui n'intéressent pas la cour sont en souffrance : les prisons et les hôpitaux offrent un spectacle hideux; les routes sont dans un perpétuel état de délabrement , et le peuple, en un mot, ne connaît l'action de l'autorité que par les vexations qu'elle le force de subir. Au sein de tant de misères , c'est dans les rangs des économistes qu'il faut chercher les plus dignes défenseurs de l'intérêt général , car Voltaire , à la tête des encyclopédistes, se riait plutôt de tous les abus qu'il ne cherchait sérieusement à les détruire \
Dans l'ordre économique, le chaos qu'avait signalé la voix courageuse de Boisguillebert et de Vauban, se maintenait toujours.
Le système de Law, après avoir imprimé à l'industrie et au commerce, une sorte de mouvement galvanique qui ne tarda pas à s'éteindre, n'avait laissé derrière lui, pour résultat réel, qu'une banqueroute monstrueuse, le bouleversement général des fortunes particulières, et dans tous les cœurs une surexci-
1 Lisez l'Ordonnance criminelle de 1670, et surtout ses commentateurs.
* La légèreté de Voltaire, la versatilité de ses opinions, et sa monomanie irréligieuse, ne doivent jias faire oublier toutefois que, pendant le. cours de sa longue carrière, il ne cessa de combattre pour la cause de la tolérance, c'est-à-dire d'être le défenseur infatigable de la liberté de l'esprit humain. En outre, sa philosophie ne doit pas se confondre avec celle de Diderot, de Raynal, d'Helvétius et autres déclamateurs .
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tation de cupidité qu'on aurait tort de confondre avec le désir honnête de s'enrichir par le travail. S'il en sortit quelque encouragement à l'esprit de négoce, on le paya d'autant plus cher que le directeur de la Banque et de la Compagnie des Indes, plein de la théorie de la balance du commerce, avait accrédité en même temps toutes les idées de réglementation , de privilège et de monopole, qui en sont la conséquence.
Quoi qu'il en soit, treize contrôleurs-généraux, parmi lesquels plusieurs ne manquèrent ni de capacité , ni d'amour du bien, avaient succédé à Law, sans qu'il eût été apporté d'améliorations sérieuses dans l'assiette et la répartition de l'impôt, ni dans l'ensemble du régime économique qui depuis si longtemps entravait la prospérité de la France.
La taille, la capitation, et les vingtièmes (qui avaient remplacé le dixième), continuaient de peser, sur les villes et les campagnes, avec la même inégalité que dans le siècle précédent. Pour soulager les dernières, accablées encore du fardeau de la dîme, le cardinal de Fleuiy n'avait rien imaginé de ïïiieux que de les soumettre à la révoltante oppression de la corvée (1737).
Les impôts indirects les plus productifs, tels que les aides, les droits de traite ou de douane, et les taxes sur la consommation du sel et du tabac, étaient toujours affermés à des traitants dont l'avidité fiscale n'avait pas de bornes, et ne subissait aucun frein. Seuls ils possédaient le secret du rapport de la matière imposable, et seuls ils étaient initiés à la connaissance précise des lois, arrêts et règlements sans nombre, relatifs à cette branche du revenu de l'État *. Le' crédit que procure la richesse , et le perpétuel dénûment du Trésor, leur assuraient dans le Conseil un appui qui couvrait toutes leurs exactions. Us en avaient profité même pour soustraire les déhts de contre-
* Le Code de la ferme générale est immense et n'est recueilli nulle part ; eu sorte que le particulier à qui on fait un procès ne peut ni connaître par lui-même laloi à laquelle il est assujetti, ni consulter qui que ce soit; il faut qu'il s'en rapporte au commis, son adversaire et son persécuteur. {Remontrances de la Cour des aides, 6 mai 1775.) — Voyez encore Economistes financiers du xnJI" siècle^ page 826.
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bande et les prévarications de leurs employés à la juridiction des Cours des aides. Et telle était la complaisance du pouvoir pour la ferme générale, qu'il lui avait octroyé de simples commissaires qui, investis du droit de juger en dernier ressort, prononçaient sans aucun recours la peine des galères et de ^échafaud^
On n'avait renoncé non plus à aucun des expédients désastreux que, sous le règne de Louis XÏV, on appelait affaires extraordinaires. Comme parle passé, la banqueroute, l'escompte des ressources actuelles et futures , les emprunts en rentes perpétuelles ou viagères, les loteries, les papiers royaux, les créations d'offices , étaient des moyens de battre monnaie dans les temps difficiles, et l'histoire cite peu d'interruptions à ces temps-là. Le seul qu'on eût abandonné depuis la régence était de faire rendre gorge au traitants ; et, tandis que les tribunaux exceptionnels fonctionnaient contre le peuple , ceux-ci, débarrassés de la frayeur des chambres de justice, s'enivraient encore , dans leurs salons , du plaisir de donner une couleur philosophique à la haine intéressée qu'ils portaient au Parlement^
D'un autre côté, le système prohibitif et réglenientaire , grande erreur d'un ministre illustre , n'avait pas tardé à produire tous les déplorables effets que sa nature comporte. Au nom de Colbert, l'esprit de routine, de fiscalité, de monopole, soutenu par l'intérêt qu'ont tous les administrateurs d'étendre le cercle de leurs attributions et de multiplier le nombre de leurs agents, avait consolidé la servitude du travail à l'intérieur, sans que le commerce en eût reçu plus d'extension au
' La commission de Faïence, en J733; celle de Saumur, en 1742; celle de JReims, en 1765; celle de Caen, en 1768; et celle de Paris, en 1775. — L'établissement de cette dernière doit être considéré comme une amélioration, car elle adjoignait cinq magistrats de la Cour des aides au lieutenant de police de Paris, qui jugeait seul précédemment. Mais, à cette époque, Turgot était au ministère.
^ Ce langage n'implique pas approbation des moyens de violence employés jadis contre les traitants ; mais l'on doit constater que ce n'était pas au profit du grand nombre que l'administration adoucissait ses formes, et renonçait aux procédés de rigueur.
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dehors. Pendant que, sans tenir compte des révolutions que la marche du temps fait subir aux procédés des arts, aux besoins et aux goûts des consommateurs, le pouvoir en France appesantissait sa tutelle sur l'industrie manufacturière, l'étranger, plus habile, laissait tomber en désuétude ses vieux règlements, profitait de toutes les découvertes nouvelles, et ne se préoccupait que du soin de trouver des acheteurs à ses produits. Pendant que l'Angleterre accordait la plus large protection à son agriculture, on avait aggravé toutes les vexations qui pesaient sur la nôtre, et maintenu contre elle la défense, nonseulement de l'exportation des grains, mais de leur libre circulation de province à province. De là, naissait toujours le manque d'équilibre entre la production et la consommation du blé, et par suite, ou des disettes locales qui affamaient le peuple, ou une abondance excessive qui ruinait les cultivateurs. Nulle modification n'avait été apportée au régime des douanes intérieures, que Boisguillebert proclamait l'opprobre de la raison humaine, dès la fin du siècle précédent, et qui engendrait des conséquences d'autant plus désastreuses, que les tarifs de toutes ces douanes manquaient d'uniformité. Le reproche fait à la gabelle par Vauban , sous ce dernier rapport , n'avait pas été mieux compris; et l'on avait préféré accroître le nombre des condamnations aux galères ou à la peine de mort , que de diminuer les encouragements qu'une législation absurde offrait à la contrebande. On avait également maintenu les villes dans le droit abusif de se procurer des ressources financières aux dépens des campagnes , en soumettant toutes leurs denrées à des taxes énormes d'octroi, qui en diminuaient la consommation , et qui étaient en outre supportées par les citadins les plus pauvres, attendu que les riches en exemptaient, en partie du moins, les produits de leurs domaines. Les cultivateurs continuaient d'être soumis à la corvée seigneuriale, ainsi qu'à mille redevances qui dérivaient du système de la féodahté ; et nulle tentative n'avait été faite pour soustraire le commerce aux péages sans nombre que les provinces, les villes , les corporations ou les seigneurs de paroisses, le-