AU PAPE DE ROME, ( AN DE J, C
Impp. Tbeùiîoaiui et Valenttimii* AA. Aetlà vîro lui. coin Ht et maestro utrluequc mltfLiæ et patrfçfo*
Clertum est , et nobU et imperio nostro unieum esse præsidium in supernæ divinité Lis favpre, ad quem pro* merendum præeîpué chrîstiana fuies et veneraudû nobis reïigïo^utTragatur. Cüm igilur sedis apostalkæ prïmatura sanetï PeLri meritum, qui prirceeps est épiscopal is coronœ cl rûmanæ dïgnitas Chîlalia. sacrœ ctiam synodi firmârît aucloritas, ne quid præter Ructorrtatem sedis ïslius inlicitum præsumjilio adlcnlare mtatur, TunceninVderaÛm cedesiarum pax u bique servabitur. si redorern suum ngooscat universitas* lïæc cùm bactenus inviolabïEÉtcr fneritit eHBlodiU } üüarius Àrelatensis, sicut vencrabilïs viri Leonis romani papa? fideïi rclatîone comperimus, conluinad ausu Solicita queedarn præsuinenda tenta vit; et idée transalpines eeclesias abomina bilis Lu in ul lus invasit ; quod recens mnximè testa tur eiemplum. Hilarius enim. quiepiseopus Areialeniis vocaiur, ecclesl» romaine Urin* tncüQ&ullo potiLïfice n jmlcbilns atbi ordînaliones cpiscoporum solâ tçmcrilatc osutpam invasit. ?«arti alios incompeteiilerremoviL, indeccnleralios. ïnvîtïs et rcpugnanlibus civîbus * ordinavlL Qui quidero , quoniâiu non radié ab bis qui non elegcrant non redpiehanlur* manum stbl conlrnbebat armntam , et claustra murorum * in hostitem morein, vei obsidionc dngebat* vd aggressionc reserabatj et ad sedem quîciis pacem pranlicoturus per bella ducebnL bis lalibus, et contra impem majeslatem* et contra revcrcntïam npo&tolïcæ sedïs T ad misai s, per ordînem rdigîosi vïri Urbls papæ cognitione dtscussis, certa in cirm Ofcbis, quæ maté ordinayerat, lata scntenlia
est. Eternt quidem ipsa sententia perGaltiasetîam sine importait sanctionc val Mura* Quid enim Lanti pont i fi cia anctontati in eedesta? non Ci caret ? Sed nos tram quoque præceptïonem hæe ratio provocavibne ulteriûs vol II Mario* qnem arihfte epîscopum nuncopari soîa mn nsueli præsulis permîttît humanitns , nec ctdquam allerï eecïcsiasticis rebus arma miscerct auï prareplis romani antlàtïtls lîcent obviare* Ausibus cUam talibus Odes et reverentiit nostri vîolalur imperîï* Nec hoc solum. quod est matimi crîminiSj submovemus : veriim , ne levis «al ton inter ecclesias turba nascatur, val in aliquo mimiî rcligionîs disciplina vitlealur, hoc perenni sont lîone deccrolimia t ne quid tûm ejjïscopïs gallicanis, quâin aiiarum pro vinciorum , contra consududînem veterem llceat, sinevîrt venerabilis papæ Urbis ætcrnæ nucloritate n tentare ï sed ïllis omnibusque pro lege ill. quîdquîdsanxit eut snmerït apostulkæ sedis auctoritas. Ilâ ut quUqute ejiiscoporum ad iudicium romani antisLitïsevocatus venïre neglexerit, per moderatorem ejusdem provindæ odesse cogatur, per ornnia sei vaüs quæ d î v I parentes noslri romunæ ecetesiæ ddulerunt, ALîii P* K, A, Undé inlustris et præclara magnideeDtia tua* præsentis edictalïs kgïs audorïtate , fariet quæ sunt superiùs statut» servari ! decem librarum auri mulets protimis exïgendâ ab unoq uoque judice, qui p a ss us fuerit prœcëpta noslra violarl. Et maüu cttvinâ bivinîlas le scrvcl per ninttos annos, parens rarissime, DfltumVJÜ. Idus juniûsBomæ,Yaiculiiiîauo Àugiisto VI Consule . ( Sr ipL reritm franc ic. et galiic* lom . 1 , pag* 7G8*)
tî.
CONFÉRENCE DES ÉVÈQDE3 CATHOLIQUES ET AIUENS POUR LA CONVERSION DE HOÏ DES K ü RG ON DES*
Plusieurs Évoques du pays des Burgondes se rasseni' blèrcnt . ^ îa soHîcilalion de saint Bcmi , pour aviser au moyen de ramener Gondcb<'fd et son peuple arien à
r unité de la religion catholique. Afin que la chose ne parût point avoir été préparée d'avance, le seigneur Étienne écrivit aux évêques , les invitant h la fêle de Saint-Juste » où la multitude des miracles attirait un concours immense de peuple. Arrivèrent donc successivement Avitus de Vienne T Æonius d’Arles , tes évêque* de Valence, de Marseille * et un grand nombre d'autres, préfessant loue la foi catholique. lis se rendirent aussitôt, sous la conduite du seigneur Étienne t a Sardïniacum (bourg situé non loin de Lyon), pour saluer le roi qui s'y trouvai L avec quelques ariens des plus considérables. Après que les évêques catholiques eurent salué le roi , le seigneur Avitus, pour qui Mon avait beaucoup de déférence, quoquTI ne fût le plus élevé ni en âge , ni en dignité, lift dit: « Si Votre Excellence désire sincère- « ment la paix de l'Église , nous sommes prêts à lui dé- « montrer clairement deux choses : la première , que w notre foi est conforme à F Évangile cl aux apôtres ; la u second g , que la vôtre n'est ni selon Dieu ni selon <f L'Église. Vous avez ici des vôtres qui sont instruits dans m toutes les sciences, ordonnez-leur de conférer avec <f nous, et qu'ils voient s'ils peuvent répondre â nos cf raisons, comme noos sommes prêts à répondre aux fi leurs.» le roi dit : « Si votre foi est la véritable, pour- « quoi vos évêques n'empècheiit-iîs pas le roi desFranh^ tf qui m'a déclaré ta guerre et s'est allié à mes ennemis,
« de dévaster mon pays et de me nuire? car il iFy a « point de foi là ou se trouve avidité du bien d’autrui « et soif du sang des hommes. Qu'il montre sa foi par scs « œuvres. » Le seigneur Avitus, dont le visage et les discours étaient empreints d'une douceur angélique t lui repartit humblement : « O roi, nous ignorons pour quelle o cause le roi des Frank* agit ainsi ; mais l'Ecriture <c nous enseigne que souvent Fabandori de la foi de Dieu « a causé la chute des royaumes, et que ceux qui s’étaff b lisse ut ennemis de Dieu volent s’élever autour d’eux « une foule d'ennemis. Devenez avec votre peuple à la ^ loi du Seigneur, et ii placerais paix sur vos frontières;
« Car si vous êtes en paix avec lui vous le serez avec les t< autres - et vos ennemis ne prévaudront pas contre « vous. » Le roi reprit : « Est-ce que je uc professe pas la « loi de Dieu? Parce que je neveux pas reconnaître trois « dieux . vous dites, vous, que je ne professe pas la loi <( de Dieu. J'ai lu dans l’Écriture sainte qu'il y en a un ii seul et non pas trois, » Alors Avitus lui expliqua fort au long la consubstantialité des trois personnes qui composent la Trinité ; cl voyant que te roi FécoutaU tranquillement, il s’écria : « O roi. si votre sagacité pouvait « connaître sur quelle base inébranlable repose notre foi, « quelle source de biens en déc ouïe rail sur vous et sur « votre peuple , la gloire céleste vous serait réservée là « haut, la paix el l'abondance habiteraient dans vos « tours ! maïs les vôtres , étant ennemis du Christ , atlu- « ment les feux de sa colère sur votre puissance et sur « voire peuple ; ce qui n'arriverait pas si vous vouliez a écouler nos avertissements, cl ordonner que vos prêtres « discutent avec nous, en présence de Votre Sublimité *■ et de votre peuple, afin que vous sachiez que le Seigneur *f Jésus est fils éternel du Père éternel, et que co-éterncl * k Fun cia l'autre est le Saint-Esprit, »
Ayant prononcé ces paroles , H se jeta aux pieds du roi , qu'il embrassait en pleurant amèrement, et , 6 son
JUSTIFICATIVES
xc mpïe , tous les évêques se prosternèrent. Le roi se penchant vers eux avec émoi ion , releva le seigneur Avitus, et leur dit que le lendemain il leur répondrait sur toutes leurs demandes. Le lendemain, comme il allait s’embarquer sur la Saône pour retourner à Lyon, il manda près de lui les seigneurs ÉLienne et Avitus. et leur dit: « Vous avez ce que vous demandez : car mes prêtres « sont disposés h vous prouver que nul être ne peut être « éternel ni consubstantiel à Dieu. Je ne veux pas que « tout cela se passe devant la multitude, de peur qu'il « ne s'ensuive quelque tumulte, mais seulement en préa sencc de mes séna teurs et de quelques autres personnes « de mon choix : choisissez de voire côté un petit nombre a des vftlrcs Ea conférence aura lieu demain dans le lieu « où nous sommes. » À ces mnLs , les eveques , ayant salué Le roi. se retirèrent et allèrent avertir leurs collègues. C’était alors la vigile de la solennUé de Saint-Juste , et bien quMIs eussent souhaité que la conférence eût lien le jour même de la fêle - ils ne voulurent pas différer davantage ce qu’ils regardaient comme un grand bien, et résolurent unanimement de passer la nui! près du Lambeau du saint . pour obtenir son intercession. Or it arriva, cette nuit-là, que le lecteur, suivant la coutume, commençant les leçons par Moïse, tomba sur ces paroles du Seigneur: a J'endurcirai son cœur, et je multiplierai fl les signas et tes prodiges sue la terre il Egypte f et il <( ne vous entendra pets. » Ensuite , comme * après le chant des psaumes, on récitait les leçons des prophètes, ces paroles du Seigneur à Isaïe se présentèrent: «M veugle « le cœur de ton peuple, bouche ses oreilles et ferme ses a yeux, de peur que yetix ne votent, que ses oreilles a n'entendent, que son cœur ne comprenne, qu'il ne se « cfmutfrtïjse, et que je ne vienne le guérir . » Et comme il ouvrait FÉvangile, le leeLeur tomba sur ces paroles par lesquelles le Sauveur reproche aux Juifs leur incrédulité a Malheur à toi f Corozdin. malheur à toi , Mthsmda* « parte que si Tyr et Sidon avaient été témoins des a prodiges opérés chez vous , depuis longtemps elles « auraient fait pénitence dans fa cendre et xomr te « cilice. » Enfin , comme on faisait une lecture de F Apôtre, ces paroles furent prononcées : « Par la dureté « et Vimpënüence de ton cœur, tu amasses tm i$§ttor « de colère pour le jour de la vengeance* » Tous les évêques remarquèrent que ces phrases s‘ étaient présentées par la volonté de Dieu, afin qu'ils connussent bien que le cœur du roi élail endurci , et que Dieu l ahandonnait dans son impénitente. Tristes et émus de pitié , ils passèrent la nuit dans les larmes ; maïs ils ne renoncèrent point pour cela à discuter la vérilé de la foi contre les ariens. L'heure de la conférence arrivée , on se rendit iF un côté et de FatiLre au palais. Avilus parla pour les catholiques, et Boni face pour les ariens; celui-ci proposa des questions difficiles à résoudre , cl , pressé à son tour par Avitus. il promit de détruire le lendemain toutes scs objections ; du reste , Il se laissa emporter à des paroles injurieuses, IrailanL les catholiques de magiciens, de païens qui adoraient une multitude de dieux, Le roi, pour mettre tin à cette scène tumultueuse, se leva de son siège et ajourna la conférence.
Les évêques catholiques, s'attribuant ïa victoire.^ allfc renl rendre grâce à Dieu, dans la basilique de Saint Juste; mais, comme ils se présentèrent le lendemain au
Notes et pièces justificatives.
palais du roi, Aridius viril au-devant d'eux, et s'efforçant de les éloigner: «Les disputes, leur dit-il. exaspèrent w l'esprit de la multitude et ne peuvent produire rien de « bon. » Mais le seigneur Etienne; qui n’jgnorail pas qu 'Aridius, quoique catholique, favorisait les ariens dans la vue de plaire ou roi, lui répondit qn il ne t'allait pas redouter les discussions qui prenaient leur source dans l’amour de la vérité, que rien au contraire n^étnil plus favorable a la sainte union des âmes que de connaître où esl la vérité, parce que là ou elle se trouve. I! faut l'aimer, et respecter ceux qui la professent. Il ajouta qu'au reste ils ne venaient que d'après Se désir du roi. Ces derniers mots mirent fin aux Instances d Àridius. Les évêques entrèrent donc, elle roi, sitôt qu'il les aperçut, se leva et s’avança à leur rencontre ; puis s'êlant placé entre le seigneur Etienne et le seigneur Avitus, U leur parla longtemps contre le roi des F ranchs, qui, dïsniL-il, so licitait son frère à se révolter contre lui, Les évêques ayant répondu que la conformité de croyance serait le meilleur moyen de rétablir la paix , et ayant proposé leurs bous offices pour concourir â une alliance si désirable, Gondebald se tut, et chacun occupa de nouveau la place qu’rUenatt le jour précédent. Lorsqu'ils furent lous assis, Av t tus démontra que les catholiques n'adoraient pas plusieurs dieux, et ta lucidité et b chaleur de son éloquence furent telles, que les ariens, aussi bien que les catholiques, en restèrent stupéfaits. Quant à llonifoce, il ne put que répéter ce qu’il avait dit la veille, accumulant Injure sur injure, criant et s'emportant à tel point qu’iï s'enroua cl faillit être suffoqué ; le roi sê leva , regardant llonifacc d'un air courroucé ; mais le seigneur Avilus lui dit : « Que Voire Sublimité « permette à ceux-ci de nous répondre, afin qu'elle « puisse juger quelle foi il lui convient de choisir,» Mais ni Boni face ni les autres ariens ne purent trouver aucun argument, tant la science et l'éloquence du seigneur À vitus les avaient frappés de stupeur. Celui-ci, voyant leur silence, reprit : « Puisque les vôtres ne peuvent rien « répondre à nos raisons, qui s’oppose encore à ce que « nous nous réunissions dans la môme croyance. » Et comme les ariens murmuraient : « Eh bien, s'éeria-t-M , « si b raison est impuissante pour les convaincre, rem ut - « Ions à un signe d'en haut la décision de cette confé « ronce; que Voire Sublimité ordonne que, tes ariens et « nous, nous nous rendions au tombeau de l’homme de « Dieu , le bienheureux J liste ; nous l'interrogerons sur « notre foi. Boni face le consultera sur la sienne, et le « Seigneur prononcera entre lui et nous , par ta bouche « de son serviteur » Le roi paraissait y consentir ; mais les ariens s’écrièrent qu’ils ne voulaient pas faire , peur manifester la vérité de leur croyance ? ce qui avait attiré a Saüi les malédictions de Dieu , et recourir ù la magie , et qu’üs se contentaient de l'Écriture, plus respectable à leurs yeux que tous les enchantements. 11 ne fut jamais possible de tirer autre chose do leurs docteurs. Le roi , qui s’éloit déjà levé , prenant par b main les seigneurs Étienne et Avilus, les conduisît jusque dans sa chambre, et les embrassa en les suppliant de prier pour lui, leur faisant connaître par là la perplexité et les angoisses de son cœur ; mats il ne 10 convertît pas encore à la foi calholiquc, { Script, rer, francic , et gaîlîc, , loin. IV , pag. 09, 100 et 101.)
LTSGQUftS dYn LES CHEFS LC N 0 H T TJ 13 H ÎS ERL A.NL *
t Extrait de- b traduction de OTUitolrc ecclesiastique de nede ï»ar ïe rot Alfred, Hv. U, diap. Xiu.)
TEXTE AXGLÔ-SAXÛN,
Thvslic me is gesewen, Cyning, tins andvVarde lit manna on curlhan, it> wilhmctenysse Lltrose Lîde Lhc us unculh is, swa gefic , swa thu rot swæfhendum sllle mid Lhzrcum caldormannum and lhegmmi on wlnlcr tîde and sy fyr oumled , and tliin hcall gexvynned. and bit rine and sniwe auil siyrme nie. Cume Mienne an spearwa and brædlice lhe hua thiirbfleo and cume tharh otbre duru in, tlinrh ethre ut gewilç^ hwet lie on iba lld the lie î une hit h , ne bith hrined mid thy stomie Mues winlres, ac thalli bith an eogan bryhlm ond the Iroste (ire* ac hc suna ofvvinLra in x> inter cymeths4 Swa tonne tbis manna liflo mîdmyclum Tæce rotyweLh. Hwæt tbror foregange, oMitlie bwæt thær uflerfylîge we ne cunnoir,- Fortbon glf theos uhve ïcer oxrlht culbücre ond gerisenlîcre hringebeo thær wyrthe is that we Ihære fyUgean .-