L ET THE XXV
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les choses avec un grand sons et une indépendance remarquable, n'est guère plus qii’Éticnne Fasquier enthousiaste do ces assemblées d'états. On trouve dans son histoire les phrases suivantes* au règne de Henri Iï i « 11 ne manquait plus que de l'argent I « au roi : il assembla pour cela les états à Taris.
it le 6 janvier de Tannée \M$. Depuis le roi Jean, ils ! n n’ont guère servi qu'a augmenter les subsides...
Si les quatorzième et quinzième siècles tToutrien/ v ajouté aux franchises dont jouissaient les habitants des villes; si, nu contraire * durant ces siècles d’agrandissement pour Ta ut or Ué royale, les communes ont perdu leur existence républicaine, et sont tombées, pour la plupart, sous le gouvernement des prévdls* le mouvement qui poussait la masse de la nation vers l'anéantissement de toute servitude ne s'arrêta pas pour cela. Une classe nombreuse demeurée jusqu'alors en arrière, celle des serfs de la glèbe ou hommes de corps y entra en action, au moment même où parut s'affaiblir l'énergie de la classe bourgeoise. Celle révolution, dont il est plus aisé d’apercevoir les résultats que de suivre la marche et les progrès* n'a point encore en d’ historien, Ce serait un beau travail que de la décrire et d’en retrouver les véritables traits sous ie récit vague et incomplet des narrateurs du temps. Ou rétablirait ainsi, dans Thistëiïe de la société, en France, le point intermédiaire entre la révolution communale du douzième siècle et la révolution nationale du dix-huitième.
La société civilisée, vivant de travail et de liberté, a laquelle se rallie aujourd'hui tout ami du bien et
des hommes, eut pour berceau dans notre pays K s municipalités romaines. Retranchée dans ces asiles fortifiés , die résista au choc de la conquête et h l'invasion de la barbarie. Elle fut la force vivante qnî mina par degrés le pouvoir des conquérants et fit disparaître du sol gaulois la domination germanique. D’abord éparse sur un vaste territoire, environnée de gens de guerre turbulents et de labou-t rein s esclaves , elle ouvrit dans son sein un refuge au noble qui souhaitait de jouir en paix et au serf quî ne voulait plus avoir de maître. Alors te nom de bourgeois n’était pas seulement un signe de liberté, mab un litre d’honneur; car il exprimait à la fois ies idées de franchises personnelles et de participation active à la souveraineté municipale (1)* Lorsque ce vieux titre eut perdu ses privilèges et son prestige , Tes clavage, par une sorte de conipcnsaUoupfulaboli par les campagnes ; et ainsi se trouva formée cette immense réunion d'hommes d vilement libres, mais ‘sans droits politiques, qui en 17&D entreprit, pour la France entière, ce qu’avaient exécuté, dans de simples villes, ses ancêtres du moyen âge. Xous qui la voyons encore , celte société des temps modernes , en lutte avec les débris du passé , débris de conquête , de seigneurie féodale H de royauté absolue , soyons sans inquiétude sur elle; son histoire nous répond de l'avenir : clic a vaincu l’une âpres l'autre toutes les puissances dont on évoqué en vain les ombres.
(1) On trouve fréquemment dans les actes du moyen âge tes mots miles ùurÿênsis r chevalier bourgeois ; mots qui , daos la Langue actuel le , semblent s’exdure Puu l'autre.