ACTE V; SCENE III
La coui'onne est à vous.
Je la mets à vos pieds.
ANTIGONE
Je la refuserois de la main des dieux même ; Et vous osez, Creon, m'offrir le diadème !
Je sais que ce haut rang n'a rien de glorieux Qui ne cède à l'honneur de l'offrir à vos yeux. D'un si noble destin je me connois indigne. Mais si Ton peut prétendre à cette gloire insigne, Si par d'illustres faits on la peut mériter, Que faut-il faire enfin, Madame?
ANTIGONE
M'imiter. (i)
Que ne ferois-je point pour mie telle grâce !
ce les qu offre ce dialogue : ]a langue seule y est blessée : les autres fautes , contraires au bon sens , au. bienséances , à l'art du théâtre , sont bi.n plus graves et plus essentielles.
(i) M'imiter.
Ce mot sublime peut à peine couvrir le ridicule de cet autre mot : ^ ^^c cet.
Attendez.
qui termine la seèoe. Créon peut- il se flaUer qu'A„,igo„e qu, v.e„. Je lu. témoigner ,a„t d'horreur et ,1e .nénris ' „e , Urde,ai,asa,-era,oilrep„uraceeplersesd„„.?
■,x6 LES FRÉHES ENNEMIS,
Ordonnez seulement ce qu il faut que je fasse :
Je suis prêt
ANTiGONEj^w s'en allant.
Nous verrons, c R É o N 5 la suivant.
J' attends vos lois ici.
ANTIGONE,^^ S en allant.
Attendez.