‹ Œuvres. Avec des commentairesChapitre 150 sur 193 · TOME I. R · texte numérisé non relu

TOME I. R

D'un roi qui pour vainqueurs ne connoit que vos charmes ;

Et regardez , Madame, avec plus de bonté

L'ardeur qui l'intéresse à votre sûreté.

Tandis qu'autour de nous deux puissantes armées,

D'une égale chaleur au combat animées, (i)

De leur fureur partout font voler les éclats.

De quel autre côté conduiriez-vous vos pas?

Où pourriez-vous ailleurs éviter la tempête ?

Un plein calme en ces lieux assure votre tête :

Tout est tranquille

Et c'est cette tranquillité Dont je ne puis souffrir l'indigne sûreté. (2) Quoi , lorsque mes sujets , mourant dans une plaine , C^y Sur les pas de Porus combattent pour leur reine ; Qu'au prix de tout leur sang ils signalent leur foi ; Qae le cri des mourans vient presque jusqu'à moi , On me parle de paix ; et le camp de Taxile Garde dans ce désordre une assiette tranquille ! On flatte ma douleur d'un cabne injurieux ! Sur des objets de joie on arrête mes yeux!

(i) D'une égale chaleur au combat animées , VARIANTE.

D'une égale fierté l'une et l'autre animées.

(2) .... Et c'est cette tranquillité Dont je ne puis souffrir l'indigne sûreté.

La sûreté d'une tranquillité ne peut se souffrir ni en vers ; ni en prose.

(3) Mour.nnt dans une plaine ,

Racine est, de tous les poètes, celui qui a fait le moins souvent d'aussi grands sacrifices à la rime.

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