‹ Œuvres. Avec des commentairesChapitre 162 sur 193 · ACTE m, SCENE YI. ayS · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE YI. ayS

Je crains que, satisfait dtivoir concpiis un cœur, Vous ne l'abandonniez à sa triste langueur ; Qu'insensible à l'tirdeur que vous tmrez causée. Votre âme ne dédaigne une conquête aisée. On attend peu d'amour dun héros tel que vous: La gloire fit toujours vos transports les plus doux ; Et peut-être , au moment que ce grand cœur soupire, La gloire de me vaincre est tout ce qu'il désire.

Que vous connoissez mal les violens désirs D'un amoiu' qui vers vous porte tous mes soupirs ! (i) J'avoûrai qu'autrefois, au milieu d'une année, Mon cœur ne soupiroit que pour la renommée; Les peuples et les rois devenus mes sujets, Etoient seuls, à mes vœux, d'assez dignes objets. Les beautés de la Perse à mes yeux présentées , Aussi-bien que ses rois , ont paru surmontées : (2) Mon cœur, d'un fier mépris armé contre leurs traits,

(1) Que vous connoissez mal les violens désirs D'un amour rfui vers vous porte tous mes soupirs I

Le ternie de désirs est peu décent ; et ce qui le rend plus vicieux encore, c'est que le vers précédent est terminé par désire. Les désirs d'un amour qui porte des soupirs sont du galimatias de roman.

(2) Les beaute's de la Perse à mes yeux pre'sente'es, Aussi-bien que ses rois , ont paru surmontées .

VARIANTE

Les beautés de TAsie à mes yeux présentées , Aussi-bien que ses rois , ont paru surmontées :

Ont paru surmontées est d'un style peu élégant.

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