‹ Œuvres. Avec des commentairesChapitre 163 sur 193 · TOME I. S · texte numérisé non relu

TOME I. S

N'a pas du moindre hommage honoré leurs attraits; Amoureux de la gloire , et partout invincible , Il mettoit son bonheur à paroitre insensible. Mais, hélas , que vos yeux, ces aimables tyrans. Ont produit sur mon cœur des efiëts différens ! Ce grand nom de vainqueur n'est plus ce qu'il souhaite ; Il vient avec plaisir avouer sa défaite : Heureux, si, votre cœur se laissant émouvoir, Vos beaux yeux, à leur tour, avouoient leur pouvoir ! Voulez-vous donc toujours douter de leur victoire, Toujours de mes exploits me reprocher la gloire , Comme si les beaux nœuds, oii vousme tenez pris(i) Ne dévoient arrêter que de Ipibles esprits ? Par des faitstout nouveaux je m'en vais vous apprendre Tout ce que peut l'aïuour sur le cœur d'Alexandre: Maintenant que mon bras , engagé sous vos lois , Poit soutenir mon nom et le votive à la fois , J'irai rendre fameux , par féclat de la guerre j Des peuples inconnus au reste de la terre , Et vous faire dresser des autels en des lieux Où leuï-s sauvages mains en refusent aux dieux.

CLÉOFILE.

Oui , vous y tramerez la victoire captive ; Mais je doute. Seigneur , que famour vous y suive. Tant d'états, tant de mers qui vont nous désunir. M'effaceront bientôt de votre souvenir.

(i) Comme si les beaux nœuds, où vous me tenez pris. Où VOUS me tenez pris est familier et comiq^ue.

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