ACTE IV, SCENE IV. gg
Pour ce combat, choisissons qruelque lieu.
Courons. Adieu, ma sœur, (i)
Adieu, princesse, adieu.
Mes frères, arrêtez. Gardes, qu'on les retienne; Joignez, unissez tous vos douleurs à la mieime.'(2) C'est leur être cruels que de les respecter.
Madame , il n'est plus rien qui les puisse arrêter.
ANTIGONE
Ah, généreux Hémon, c'est vous seul quej'implore! Si la vertu vous plaît, si vous m'aimez encore, Et qu'on puisse arrêter leurs parricides mains,' Hélas , pour me sauver , sauvez ces inhumains î
(i) Adieu , ma sœur.
Cet adieu a quelque chose d'énergique, de touchant • la scène est simple, courte et vivej elle finit bien l'acte. Quoique la conduite de la pièce soit très-défectueuse , et qu'il y ait de grands vuides dans l'action, les actes cependant sont bien coupés et se terminent d'une manière heureuse, qui laisse une grande attente de ce qui doit arriver dans l'acte suivant.
(2) Joignez, unissez tous vos c'ouleurs à Ja mienne.
Et n'obéissez pas i leur rage in!nim:.ine.
FIN DU QUATRiicME ACTE.