‹ Œuvres. Avec une introd. et des notesChapitre 105 sur 150 · i:i. KdiKS · texte numérisé non relu

i:i. KdiKS

Moiii'uiis, iruiuroiis, ilit-il, iiiiiiissons noslrc oiiriw, Kscliappons par lo l'or des cloiits de la fureur, Faisons rire une ingrate, et donnons quelciue cesse Au regret éternel qui nous eliarge el nous presse. I.as ! ipu^ J'ainic la irioit qui me peut secourir. Mais je uiauily le ciel qui ne m'a t'ait mouiir, iju.iiid j'estimoy sou cœur eslrc un ro(- iinmualile! La mort ni'eust esté lors bien douce et favorable.

Achevant ces propos, comme il veut s'avancer, Pour le fei- inhumain dans sa gorge enfoncer, l.t q\i'il court gayemcnt à la mort tonte preste, Il sent qu'an mesnie instant un bon espi it l'arreste, (.lui liiy saisit le bi'as, (pii li' fait Iressaillii-, Oui luy fait le Cousteau de la dextre saillir, Lt q\ii parle en sou cœur disant en telle sorte:

•juelle extrême fnieur hors de toy le transporte'? Onelle rage le tieur/cpu'l biasier véhément Te dévore r(>sprit, l'ame el rcnlendcnicnt. •jue lu vueilles périr d'une mort si cruelle, l'our l'impudicité d'une dame inlidelle, Encor sans le vanger et sans faire sentir Si de se jnendre à toy l'on se peut repentir? Venge-loy pour le moins, puis d'un grand coup d'esfii'i Mets fin à ton amoni' si hischemcnl lrom|iée.

Ainsi ce l)on esprit l'amant dissuada, I'".t l'heure de sa fin par ces mots letarda, Au point que le sohdl comrnençoit sa carrière, Monstrant ses cheveux d'or rayonneux de lumière. r.e chetif amoureux, amoureux et jaloux. Tout cuit de passions, de rage et de couiroux, Se met à discourir en sa triste pensée Comme il jjourra venger son amour offensée. Cent mille tourbillons l'un sur l'autre amassez, Cent penseis dill'erens contrairement poussez I.ny livrent la bataille, et font dedans sa teste lin brouillement confus, tout bruyant de tempesle; .\eplune, en tans d'hyver. n'est ))oint plus agité, Kstant poussé des vents d'un et d'autre costé,

I t ne voit tant de flots et tant de vagues perses, (lumme il roide en l'esprit d'all'ections diverses.

II ne faut point penser qu'il puisse reposer; 11 rêve, il se despite et se sent embraser

l.e cœur tout à l'entour d'une nouvelle flame, nés qu'il se ressouvient des ruses de sa dame. De ses sonjiirs trompeurs, de ses mots déguise/, De ses yeux tant de fois feintement airosez;

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