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Je suis las do niny-mosnip pI ino suis oïlipux; lirpf, je HP puis mourir, Pt si jp iiP puis vivrp.
Un jour l'aveugle Amour, Diane pt ma maistresse, .Ne pouvans s'accorder dp leur dextérité, S'essayèrent de l'arc ;'i un but limité, Et mirent pour le pii.v leur |)lus belle richesse.
Amour gaigea son aie, et la chaste déesse Qui coinmande aux forests, sa divine beauté; Ma maistresse gaigea sa (iere- cruauté, Oui me fait consommer en mortelle tristesse.
Las: ma dame gaigna, remportant pour guerdon La beauté de Diane et l'arc de Cupidon, Et la dure impitié dont son ame est couverte.
Pour essayer ses traits, elle a percé mon ccrui' ; Sa beauté m'esblonit, je meurs par sa rigueur : .^insi sur moy, çhélir, tombe toute la perte.
-Ayant (brûlé d'amour) geuii, crié, pleuré. Sans une vostre froideur s'en peust voir atliedip, J'invoipiay tant la mort, qu'une aspre maladie S'offre à me délivrer du marlire enduré.
J'avoy l'œil et le teint cave et défiguré; .l'avoy perdu l'esprit, la parole et l'ouïe. Et m'estimois heureux (pie la lin de ma vie Donnast fin aux rigueurs d'un mal si dpsploré.
Mais vous, belle tyranne, aux Puerons comparable. Feignant un ccil piteux de me voir iniseralde. Me rendistes l'esprit pour revivre au tourment.
Las ! si quelque pitié peut en vous trouver place, Consentez à ma mort, je In reipiiers pour grâce : n Le tyran est beuin (jui meurtrit ' prontempnl. «
Je le sçay trop, qu'il ne faut que j'espère. Brûlant pour vous, de me voir alléger ; Et toutesfois je ne veux m'estranger De vos beaux yeux, ainçois de ma niiserr.
Le desespoir m'a rendu téméraire,
' Tiip, nssassine.
J.' vdv II' ^onllro ol je niV vay (ilonRor : « Qii;inil 011 110 poul rviliT un ilaiigor, • '.'est le uioilhnir d'y courir voloulairo. »
Sontanl au cfi'ur l'auiouiTusc poison, .)(' sciois loi (l'cspi'icr j^uarisoii, Vu lie (|uc| (rail ma poilriuorsL allaiuto;
l'uis ilos Miallu'urs (jui soûl piodcslino/, I.o seul remcilc aux cœurs tlolcrniiiKs, (l'est de n'avoir espérance ny crainte.