XVI II
.Ny les dédains de son jeune ciuirage ', Moqueur d'Anniur et de sa dcïté ; Ny mon désir trop liauteinent i)orlé, Ny voir ma mort escriti; en son visage;
.Ny mon vaisseau jirest à faire naufrage, Le masl rompu, sans voile et sans clarté ; Ny les soucis dont je suis agité, Ny la fureur du feu qui me saccage ;
Ny tant de pleurs sans profit respandus, Ny ses propos qui me sont defTendus, Ny de mon mal avoir la cognoissance;
N'y la rigueur d'un triste éloigneiiient Me sortiront de son obéissance :
« Douce est la mort qui vient en Ijien aimant •
Las ! que me sert de voir ces belles plaines Pleines de fruits, d'arbrisseau.x et de lleuis, De voir ces prez bigarrez de couleurs, El l'argent vif des bruyantes fontaines?
C'est autant d'eau pour reverdir mes peines, D'buile à ma braise, à mes larmes d'humeurs, Ne voyant point celle pour qui je meurs, Cent fois le jour, de cent morts inliumaines.
Las ! que me sert d'esire loin de ses yeux Pour mon salut, si je porte en tous lieux
' Cœur.
i Imilé d'un sonnet italioii qui débute de telle manière
Ne di selvajgio cuor féroce sdegno,
Ne crude vo^die nel uiio danno accorle,
.Ne il veder ;,'ià le mie spei anze morte,
.\e il luii','o ;ilt':inno lacîimoso e' ndesno. Pie.