‹ Œuvres. Avec une introd. et des notesChapitre 43 sur 150 · XL VI · texte numérisé non relu

XL VI

Je m'esloy dans le temple un dimanche rendu, Que de la mort du Christ on faisoit souvenance. Et, touché jusqu'au cœur de vive repentance, Je soupiroy le tans que j'ai mal despendu.

0 Seigneur! qui des cieux en terre es descendu, Pour guarir les pécheurs et laver leur offance. Que ton sang, ruisselant en si grande abondance, ÎN'ait point esté pour moi vainement respandu !

Seul Sa\iveur des humains, sauve ta creattu'el

J'arhoviiy do prit r, (luiiiiil je voy d'avanliiro CcUi» ilonl les beaux youx sans pilié in'dMl ilclfiiil.

Ali! Dieu! [V.f ily-jo alors, la voyanl en iniiTC, Triste ol l'u'il aliaisséi <'('sli' liellr nicuilricrc Se i'oponl-i'll(î jMiiiil >la mal c|n'i'llr m'a l'ail'.'

Qiiomandilssdieiilmosyoux.si prontsàmon dommag-p. (.)iii, pinir 11" scid plaisir île vdir vostre beauté, Oui lasehemenl tiahi ma liliie volonté, Mis mes penscrs en trouble et mon ame en servage !

Mon mortel ennemi par eux a eu passage Dans mon cœur desarmé ([\i'or' il lient ai'resté; Et lui, ipii eonire Amour s'esloit si l)ien porté. Sent pour sa récompense un l'eu qui le saccage.

Car ce Dieu sans pitié, comme un cruel vainqueur, Met en l'eu ma despoûille et se campe en mon cœur. Dont il ne partira jusqu'à tant que je meure.

Mais, ô maudit Amour! tu n'as point de raison : Car, si tu prens mon cœur pour y faire demeure. Es-tu pas bien enfant de brûler la maison'?

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