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lant d'outrageux propos, de courroux ol d'orage (Jue le ciel rigoureux dessus raoy fait pleuvoir, Sont autant d'aiguillons qui poignent mon vouloir, Au lieu de l'arrester l'animans davantage.
Ma foy, comme un soleil fendant l'obscur nuage Des brouillards amassez, monstre mien.';; son pouvoir. Seulement je me plaius que je n'ose plus voir Ces deux llambeaux divins, astres de mon voyage.
Du ciel en ce seul point j'accuse la rigueur : Tous les autres malheurs ne me font point de peur, Renforçans mon ardeur plustost que de l'estaiiidre.
Car, quand à vous servir je me suis préparé, Je n'ay de mon amour aucun fruit espéré : Si je n'espère rien, rien ne mi' fera craindre.
Avoir ]iour loule guide un désir téméraire, Et comme les Titans au ciel vouloir monter, Sur un mont de pensers l'espérance planter. Puis voir tout renverser par fortune contraire ;
Connoistre assez son mal, ne s'en pouvoir distraire, Chercher obstinément ce qu'on doit éviter. Se nourrir de douleurs, nuict et jour lamenter. Et, fuyans ses amis, croire à son adversaire;
Ourdir pour s'empestrer mille nouveaux liens, Estre serf d'un tyran qui rit du mal des siens, Et jamais à leur foy, trop ingrat, ne regarde;
Ce sont les lois qu'Amour de ses traits écrivii Sur le roc de mon cœur, le jour qu'il m'asservit, Et sans espoir de grâce il faut que je les gaide.
A pas lens et tardifs tout seul je me promaine, I t mesure en rêvant les plus sauvages lieux : Et, pour n'estre apperçeu. je choisi de mes yeux Les endroits non frayez d'aucune trace humaine.
148 i.i;s Asmi i.s it n i i-piu. \ i lo.
Je n'ay que cp rainpart povir dciroiiih-p ma iiaiiic, Kl cacher mon désir aux esprits curieux, Q\ù, voyans par dehois mes soupirs furieux, .lu;;('ul couihien de'Ians ma llauime est inhumaine.
II u"y a descirmais uy rivière iiy hois, l'iaiue, mont, ou rochei-, qui n'ait si;eu par ma voix, l.a Irampe de ma vie à toute autre celée.
.Mais j'ai l)eau me cacher, je ne puis me sauver En désert si sauvage, ou si basse valée, Qu'Amour ne me découvre, et me vienne trouver.