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Espouvantahie nuict, qui tes cheveux noircis Couvres du voile obscur des ténèbres humides, Et, des antres sortant, par tes couleurs livides r>e ce grand univers les beautez obscurcis;
Eas ! si tous les travaux par toy sont adoucis \u ciel, en terre, en l'air, sous les marbres liquide^, Or' que dedans ton char le Silence tu guides, In de tes cours entiers enchante mes soucis.
.le diray que tu es du ciel la fdle aisnée, Oue d'astres lli'mboyans ta teste est couronnée. Que tu caches au sein les plaisirs gracieux ;
Des amours et des jeux la ministre fidelle, Des mortels le repos : bref, tu seras si belle, (.lue les plus luisans jours en seront envieux ^
Quand je voy flamboyer cette heureuse planelle, De notre âge imparfait l'admirable ornement:
il'iiii sonnet itnlipn qui <1él)iite par ces vers : Orrida noUe, clie, rinchiuso il negro Crin sotio 'I vel del l'iiniide lenebre, IJa sottera esci. e di colnr funèbre Amm.nnli il mondo e spnglilo (I'hIIpsto.
LES AMOURS f) H I P PO I. V T F,. Ifiô
Dien que mon cœur d'ailleurs n'attende alleyement, Si laul-il que de crainte à tremhler je me mette.
Car ainsi comme on voit la fatale comète, Flambante en longs cheveux, n'apparoir nullement Sans la mort d'un monarque, ou sans lui changenii>nt, Quand quelque seigneurie est près d'eslre sujette.
I>e mesme, lielas! je crain que ce divin flambeau De ma foible raison présage le tombeau, Ou qu'au moins je verray ma liberté restraindre.
J'ay peur qu'en pii'e estât on me fasse changer. Mais, ô moy désolé! j'en suis hors du danger, .l'ay tant et tant de maux, que plus je ne doy craindre.