‹ Œuvres. Avec une introd. et des notesChapitre 75 sur 150 · LES A510URS D HIPPOLYTE · texte numérisé non relu

LES A510URS D HIPPOLYTE

Pensant que c'est vostre vouloir.

Car, puis que ma mort vous est chère, Je n'ay garde de me douloir D'une chose qui vous peut plaire.

CHA^■SON

Sçavez-vous ce que je désire four loyer de ma feimeté?

Que vous puissiez voir mon martire, Comme je voy vostre beauté.

Le ciel, ornant vostre jeunesse ne ses dons les plus précieux.

Pour mieux me monstrer sa richesse, Jl'éclaira l'esprit et les yeux; Tousjours depuis je vous admire D'un œil tout en vous arresté.

Mais vous ne voyez mon martire.

Comme je voy vostre beauté.

Maudite soit la conuoissance, Qui m'a cousté si chèrement; Ma douleur n'a eu sa naissance Que d'avoir veu trop clairement; l.as! j ay bien raison de maudire Ce qui perdit ma liberté.

Puis que ne voyez mon marlire Comme je voy vostre beauté.

L'aveugle enfant qui me commandi', Qu'on nomme à tort Dieu d'amiti<-, Les deux yeux comme à luy vous bande, Afin que soyez sans pitié.

Il le faut : car j'ose bien dire Que n'auriez tant de cruauté, Si vous pouviez voir mon martire Comme je voy vostre beauté.

Si le ciel de vostre visage Luit de mille perfections.

Il n'en peut avoir davantage Que mon cœur a de passions ; Il pleure, il gemist, il soupire, D'Amour nuict et jour tourmenté; llelas ! voyez donc mon martire, Comme je voy vostre beauté.

Je me plains d'avoir trop de veué, Moy, qui ne puis voir seulement, Parmy tant d'ennuy qui me tnë,

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