RONDE A DANSER
air : Aye, aye Jeannette.
Marotte, avec ses amis, On ne doit point avoir honte :
L'autre jour, ah! j'en frémis!
Il faut que je te le conte.
Aye, aye, aye, aye, aye, aye, Aye, aye, aye, Jeannette, Jeannette, aye, aye, aye.
Cet automne, un beau berger Me dit : Jeanneton, ma mie,
DE PIKON
Tu peux venir sans danger Avec moi dans la prairie.
Aye, aye, etc.
Je le suivis bonnement .
Du vallon vers un bois sombre ; Auprès d'un ruisseau charmant, Nous nous assîmes à l'ombre.
Aye, aye, etc.
11 me tenoitdes discours :
D'un air si vif et si tendre, Qu'en vérité des plus sourds 11 se seroitfait entendre.
Aye, aye, etc.
En vain aurois-je tâché
De m'enfuir, chère Marotte :
Le drôle avoit attaché
Son juste-au-corps à ma cotte.
Aye, aye, etc.
J'eus beau tenir ses deux mains, Je crois que le bon apôtre, Pour parvenir à ses fins, En avoit encore une autre.
Aye, aye, etc.
Je n'ai de ma vie été
Si courageuse et si lasse ;
Mille fois je répétai :
Ah î laisse-moi donc, de grâce.
Aye, aye, etc.
Je poussai jusques au bout
If)4 ŒUVRES BADINES
Ma résistance inouïe, Et j'étois déjà debout; Mais tombant évanouie, Aye, aye, etc.
LA FEMME PRUDENTE Air : Jupin de grand matin.
Ce petit air badin,
Ce transport soudain Marque un mauvais dessein :
Tout ce train Me lasse à la fin.
De dessus mon sein Retirez cette main.
Que fait l'autre à mes pieds ?
Vous essayez De passer le genou !
Êtes -vous fou ?
Voulez-vous bien finir, Et vous tenir?
Il arrivera, monsieur, Un malheur.
Ah ! c'est trop s'oublier !
Je vais crier!
Tout me manque à la fois,
Et force, et voix
En entrant, avez- vous Tiré du moins sur nous Les verroux?