CHANT XII
Des que Frédegilde fut instruite que Richard, mécontent de n'avoir point obtenu de satisfaction des excès auxquels Inare s'étoit porté, prétendoit s'en venger par la voie des armes, et se préparoit à faire une irruption dans la Touraine ; elle dépêcha surle-champ un Courier pour en porter la nouvelle à son époux.
Une dépêche artificieuse présentoit à Sigismond l'entreprise du duc de Bretagne comme un attentat que rambition avoit suggérée , et qu'il
fflllolt repousser par la force. Le comte de Tours ne saiiroit maîtriser sa colère. Il veut fondre avec ses troupes sur le quartier du prince des Brelons , et se venger sur lui des torts imputés au duc Richard.
Le monarque des Français, les pairs du royaume , les princes des différentes nations qui composent l'armée ilirétienne, s'opposent à ces premiers nouvemens d'un courroux aveugle:
mais on ne peut condamner le motif qui engage Sigismond à précipiter son retour en Europe, quelque désavantage qui puisse en résulter pour la cause commune.
Sigismond ordonne à ses vaisseaux âe se tenir prêts à mettre à la voile. Il fait défiler ses troupes, il arrive au port de Joppé, il s'embarque , il appareille. Tandis qu'un vent favorable le pousse vers les rivages de la France, les Bretons, maîtres depuis long-tems des dehors de la ville de Tours, en pressent de plus en plus le siège, et
sont déjà sur les fossés. On ne roit de toutes parts que des boyaux, des parallèles, des machines en batterie, des amas de fascines. On n'entend que le fracas occasionné par l'ellet des catapultes mêlé au bruit fréquent du pic, de la pelle , de la haclie et du marteau.
Un môle d'une invention nouvelle s'élève sur le revers' des fossés de la ville , à l*opposite des murs dont il est parallèle. Cet édifice est d'une structure si singulière, qu'il faut l'étudier pour le décrire.
Les assiégeans, maîtres du chemin couvert, prétendent entrer dans Ja ville sans faire la descente du fossé.
Un pont placé sur le haut de l'édifice qu'ils ont construit, et qui doit s'abattre au moment destiné pour donner l'assaut , doit leur applanir les difficultés de l'entreprise.
Un degré vaste et commode, pratiqué dans le flanc de la machine, les conduira jusque sur la plate-
forme qui la couronne, et leur colonne, qui marchera serrée, doit se présenter à l'attaque sur vingt de front.
On se doute bien que l*on mine et que l'on contre-mine ; que l^assiégé fait tous ses efforts pour ruiner Pou— vrage et les travailleurs ; que l'on met de part et d'autre en usage toutes les ressources de ia tactique pour atta^ quer et pour défendre; mais, malgré les efforts des Tourangeaux, les Bretons ont conduit leur ouvrage à son entière perfection.
Le signal est donné : le pont fatal va s'abattre, on entend déjà le bruit des manœuvres et des poulies y le cri enroué des charnières énormes qui soutiennent et lient le monstrueux ouvrage. Hélas! peut-être clans un instant, la capitale de la Touraine , cette ville si florissante, ne sera plus qu'un spectacle d'horreur , que des monceaux de cendres détrempées dans àes ruisseaux de sang. Citoyens mal-
heureux , pères infortuués, et surtout vous, vierges innocentes! que vous êtes à plaindre !
Cependant le comte de Tours avec sa flotte a pris terre aux côtes de Bretagne , et , pour faire une diversion utile à ses intérêts et à sa vengeance , il a donné ordre au comte de Blois, qu'il a chargé du commandement de ses troupes , d'assiéger la ville de Vannes, tandis que lui-même , suivi d'une seule compagnie de cent hommes d'armes , voleroit au secours de la Touraine.
Le comte de Blois fait ses dispositions pour le siège dont l'entreprise lui est confiée, et Sigismond , que rien n'a retardé dans sa marclie précipitée , arrive en peu de tems à la vue des murs de la ville de Tours ; mais un blocus en règle lui en interdit l'entrée, et lui laisse seulement démêler, du haut d'une colline sur laquelle il s'est arrêté , le danger affreux qui menace sa capitale.
POEME. ^6x
Il voit cette énorme machine élevée sur le revers du fossé, et qui se joint au mur au moyen d'un pont qua Von vient d'abaisser : il voit les Bretons s'avancer sur ce pont en colonne étroite, mais redoutable pour venir donner un assaut furieux.
Les Tourangeaux qui gardoient les murs s'ébranlent avant le choc , s'épouvantent, et cherchent à se retirer dans la citadelle.
Frédegilde effrayée, appréhendant de se voir forcer dans son dernier retranchement , fait enfin arborer l'étendard pour la capitulation.
Quel spectacle douloureux pour Tinfortuné Souverain! Comment ferat-il pour empêcher que sa ruine entière ne se consomme ? Il veut engager la petite troupe qu'il commande à le suivre et à prendre un parti désespéré; mais la consternation et le découragement sont peints dans les regards du peu de ses sujets qui l'environnent. 11 lève les bras au ciel ,
qui semble sourd à ses prières ef à ses
larmes.
Cependant un guerrier, armé de toutes pièces , paroît de loin sur Ja plaine. La course impétueuse de son cheval l'a conduit en un cliu-d'œil vers les tranchées , qui ne peuvent l'arrêter , et qu'il franchit par des sauts vigoureux; aucune devise ne le distingue, et n'annonce en faveur duquel des deux partis il porte les armes. Il arrive sur le chemin couvert, sans avoir inspiré de défiance, sans avoir trouvé personne qui voulût s'opposer au torrent rapide qui semble l'emporter. Il est enfin au pied du môle élevé par le duc Richard.
Les premiers Bretons qu'il y rencontre s'écartent de son passage; une erreur le favorise : on présume ({ue, dépêché par des ordres supérieurs, il apporte des avis importans à ceux qui font le siège de la place. Jl pénètre enfin jusqu'à l'escalier, s'élance sur les marches qui , faites pour des gens
3e pied, sembloient devoir être impraticables pour un homme de cheval.
Sur celte route extraordinaire le choc du poitrail du coursier, l'étonnement et la frayeur lui ouvrent un passage à travers et sur les corps mêmes des Bretons renversés; il est sur la plate-Forme avant qu*on ait pénétré son dessein, ni même soupçonné qu'il pût l'avoir conçu.
La troupe qui marchoit en ordre de bataille sur le pont, se réveille aux cris de douleur et de surprise qu'on poussoit en dedans de la tour, se retourne, voit ce piienomene menaçant, et se croit trahie parle ciel. Le désordie s*empare des esprits, la consternation glace les cœurs : tandis que le héros déinélant le trouble dans lequel il vient de plonger ses adversaires , saisit le moment heureux , met la br.de sur l*arcon , brise sa lanc e , et les mains armées de deux tronçons qu'il vient de faire, pousse soa cheval au galop, sur cette car-
rière tremblante , et fond sur l'ennemi avec l'impétuosité d'un orage.
L'épouvante dont les Bretons sont saisis ne leur permet pas de songer à se défendre : ils se jettent les uns sur les autres : le coursier renverse tout ce qu'il trouve sur son passage, et les deux tronçons de la lance précipitent dans les fossés de la ville tous ceux qui se trouvent resserrés sur les bords du pont qui ne sont point garnis de balustrades. En un moment la tleur des barons de Bretagne tombe , comme si elle eût; été moissonnée ; et le chevalier , auteur de ce désastre , est parvenu jusque sur les murs de la ville.
Les Tourangeaux surpris , entre la frayeur et la joie, ne sachant point où doit s'arrêter le fléau destructeur qui semble marcher à eux, cherchent à l'éviter ; mais pénétrant le motif de leur crainte, le guerrier généreux modère sa course et désarme sa tête.
O ciel! à quels transports de joie
ne s'abandonnent-ils point, lorsqu'au lieu d'appercevoir un objet capable d'inspirer de la terreur, ils reconnurent ces traits si chéris d'eux, la physionomie enfin de l'aimable Olivier!
Les cris d'allégresse, les larmes de joie succédèrent à l'incertitude et à la crainte; la jeunesse accourt, les femmes s'empressent, les vieillards se hâtent ; on se précipite à ses genoux , on les baigne de pleurs.
Non , jamais libérateur, jamais monarque adoré de ses sujets ne reçurent d'acclamations si flatteuses, de témoignages de reconnoissance et d'attachement plus attendrissans et moins suspects; mais Ollivier se maitrisant lui-même , au milieu des transports de la joie commune : Citoyens, leur dit-il, réservez pour Dieu des actions de grâce que vous ne devez qu'à lui seul, et profitez du moment de stupidité et d'inaction dans lesquelles votre ennemi demeure plongé, pour consommer l'ouvrage de votre déii-
vrance; hâtez-vous, que le fer, que la flamme délivrent pour toujours vos murs de l'appareil menaçant que l'on avoit élevé contr'eux. Si vous trouvez de la résistance,* je ne serai pas lent à voler à votre secours.
Il dit : le peuple court aux armes, et bientôt le pont et le môle sur lequel il étoit appuyé deviennent la.
proie des flammes Les assiégeans ne cherchent point à s'opposer à la destruction de leur machine ; confus , intimidés , ils ont abandonné leur camp et leurs bagages, et cherchent leur salut dans la fuite.
Cependant le héros , suivi de la foule désarmée que le défaut de courage, de force, d'expérience, rend inutile aux combats , prenoit , au milieu des acclamations, le chemin de la tour qui servolt de prison à la tendre et malheureuse Aiinès. Il arrive, à sa vue la garde se dissipe, le concierge abandonne les clefs 5 les portes s'ouvrent. . .
Kon,
îsTon , je ne pourrai jamais peindre rentrevuecles deux amans, les transports , les caresses , les pleurs , les expressions enfin d'une passion si tendre , si vive, si forte, si long-iems combattue, presque désespérée; et si j'avois la force de rendre le tableau dans toute son énergie , quel seroit le cour qui pourroit eu soutenir l'effet? Quelqu'un auroit-il le regard assez ferme pour l'envisager? Non, il n'y auroit que des âmes de bronze ou des yeux privés pour toujours du précieux don des larmes.
Venez, ma chère Agnès, venez, disoit le trop heureux amant , vous n'avez plus rien à craindre, vous êtes à moi par un don du ciel : venez ou^ blier dans les bras de votrq éjjoux l'infortune affreuse dans laquelle vous plongea sa malheureuse imprudence.
Agnès, hors d'elle-même, le suit en tremblant, et s'appuyant sur lui, s'élance sur la croupe du généreux:
coursier; ils marchent...
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Ils prenoient la route d'une des principales portes de la ville ; le peuple inconsidéré, en les comblant de bénédictions , se laissoit emporter à son zèle.^C'est notre princesse , s'écrioitil, c*est notre libérateur; qu'ils vivent ! qu'ils nous gouvernent, et périsse la fatale cause de tous nos malheurs !
Ils étoient prêts à sortir de la ville , lorsque le comte de Tours , que l'on venoit d'y introduire, vint à leur rencontre , suivi de peu des siens; Ollivier , qui le reconnoît, descend de son coursier, va au-devant de son souverain en mettant un genou en terre. Je ne me flatterai pas , seigneur, lui dit-il, d'en avoir fait assez pour désarmer votre juste rigueur ; mais vous respecterez , sans doute , dans un sujet d'ailleurs coupable à vos yeux , les décrets du ciel , qui l'ont choisi pour la délivrance de vos Etats. Vous ne lui refuserez pas le salaire qu'il emporte avec lui, et que
POEME. ?69 Jes mêmes décrets l'autorisent à prétendre de vous ; ce salaire pour lequel il a cru pouvoir tout entreprendre. Je ne vous en dirai p^s davantage, seigneur; je sens ^gu'une union disproportionnée pourroit exposer une fille aux reproches de son père , et de son souverain; que je ne puis moimême , malgré quelques services , être à vos yeux qu'un obiet désagréable.
Je pars et vais dans la ville d*Edesse , dont le bonheur , qui voulut favoriser ma témérité, m'a rendu souverain ; je
Seigneur , répondit Sigismond , en interrompant Ollivier , je vois combien le ciel vous favorise, et j'ouvre les yeux sur le mérite qui vous' rend digne de la protection qu'il vous accorde. Nous ne traiterons désormais que comme un père avec son fils , ou de souverain à souverain, et si je ne cherche pas à vous arrêter en Europe et dans ma cour, ne pensez pas que ce soit par un sentiment indigne de
vous et de moi. Je ne veux point priver les Chrétiens de la Palestine de leur plus ferme boulevard ; et puisque mes disgrâces personnelles m'ont contraint à cfbaudonner nos frères à la merci de tant de dancrers qui les enveloppent de toutes parts , que puis-je désirer de mieux pour contribuer à leur défense, que de me voir si dignement remplacé par un héros que j'appellerai désormais mon fils ? En prononçant ces mots , Sigismond donne l'accolade à Ollivier ; puis s'approchant d'Agnès , qui , tremblante et les yeux baissés , n'osoit aller au-devant de son père , il la prend , la serre tendrement entre ses l ras et l'embrasse ; il veut ensuite les forcer à le suivre jusqu'au palais ; mais la crainte de rencontrer les regards de Frédegilde empêche les amans de tourner leurs pas de ce coté Un autre mouvement bien plus fort les appelle vers l'endroit où la petite rivière de Cher va porter le tribut de son onde à la Loire ;
c'est là que , selon l'avis à\\ snge Anachorète, ils doivent trouver le fruit de leur amour , la première source de leur infortune , maintenant Pobjet de leur complaisance, le gage et le lien de leur tendresse mutuelle.
Ils sortent de la ville et côtoient les bords. Mais que me serviroit d'épuiser ma matière ? Le ciel qui veut que Tien ne manque au bonheur du couple vertueux dont il vient de couronner la constance , leur est garant que leurs recherches ne setont point vaines , et qu'étant au comble de leurs vœux, ils prendront le chemin de Palestine , suivis des regrets, des larmes, des bénédictions des peuples de la Touraine,qui croient, en les voyant s'éloigner d'eux , perdre leurs anges tuLélaires-
Aimables époux, je ne vous suivrai pas de plus Ion. J'ai raconté vos infortunes, et leur terme éloit celui de ma carrière , trop heureux si j'ai fait passer dans Içs cœuis la moindre partie ^ X3
de l'attendrissement qu'elles m'ont
inspiré!
Et vous, qui paroissez m'écouter avec complaisance , ne me sachez pas mauvais gré si je ne vous décris point les noces d*un couple en faveur duquel je vous ai peut-être intéressé. J'ai dû penser à moi.
Devois-je m*exposer à ce que dans deux mille ans un critique de mauvaise humeur vînt me faire des reproches, et m'alléguer que Virgile, quoiqu'mcomparahlement plus riche que moi, n'avoit pas voulu marier Lavinie, et que je devois savoir que dan* l'Arioste, les connoisseurs ne s'étoient point divertis aux noces de Bradamante ?
Il me sera peut-être plus difiBcile de me justifier auprès de vous sur d'autres points. Ollivier a dit à son beau-père qu'il partoit pour le marquisat d'Edesse : où a-t-il pris ce marquisat ?
La précipitation m'a fait sauter
POEME. TyZ
un feuillet en parcourant ma rlironiqiie, et il faut que je revienne sur mes pas pour éclaircir ce point de notre histoire et en déterminer l'épocjue.
Sigismond venoit d'être fait prisonnier dans Damas, et l'on étoit encore incertain qu'il pût se rétablir de ses blessures.
Il y avoit à Edesse un certain tyran fort cruel, dont le jougétoit si pesant, que ses peuples , pour obtenir des secours contre lui, envoyèrent sourdement une députation à l'armée chrétienne.
Personne ne se présentant pour accueillir l'ambassade, Ollivier, qui ne cherchoit que des occasions périlleuses, saisit avidement celle qui s'offroit, et suivit les députés.
En quatre mots : Tyran occis , peuple délivré, ville pacifiée, marquisat érigé en faveur du champion, auteur de toutes ces merveilles. Cetle
affaire terminée, Ollivier établit une bonne régence et revole à Damas.
Voilà nne affaire éclaircie ; mais vons demanderez compte de Fleiirde-Myrte et d*Engnerraiid. L'une est demeurée au pouvoir du comte d'Antioclie ; j'ai laissé l'autre dans le paroxisme d'une fièvre ardente. Il y a grande apparence cjue tous deux s'en sont bien tirés; qu'ils se rejoignirent à quelque tems de là, puisqu'on les a vus faire l'ornement de la cour d'Edesse. Fleur- de- M y i te y brilloit par les agrémens de la figure, la douceur et l'espvit.Enguerrand cultiva toujours les talens qu'il avoit reçus du ciel. Il débuta par l'épithalame d'Agnès et d'Ollivicr; son écujer en leva les épaules ; mais c'étoit chez l'un et l'antre une vieille habitude; on sait qu'on ne s'en corrige que difficilement.
Il peut encore vous rester des scrupules sur le compte de Frédegllde et de son fils; peut-être le châtiment
qu'ils ont éprouvé ne vous semble-t-il pas assez rigoureux.
Eh quoi ! Frédegilde a vu le bonheur d'Ollivier et d'Agnès, et vous iie la croyez pas assez malheureuse ?
Ah ! si vous pouviez lire dans le cœur de l'envieux, vous y verriez que hs succès de ses rivaux sont mille fois plus désespérans pour lui que ne le furent les vautours acharnés sur Proniéthée.
Je serois encore plus étonné qu'on se plaignît de la douceur du traitenient fait à Inare.
Lorsqu'au cinquième acte d'une tragédie un tyran bien odieux expire sous cent coups de poignards, un frémissement favorable se fait entendre , et la satisfaction générale éclate par le battement des pieds et des mains. Que feroit-on , si on le voyoit plonger vivant dans le Ténare ?
Mais il me reste des guerres à terminer. J'ai laissé le comte de Blois faisant le siège de Vannes... Est-il
si difficile d'imaginer une négociation
et lin traité ?
Ef du siège de Damas qu'en ferons- Jio'is ? Qu; se chargera d'éteindre le feu dont l'ai embrasé la Sjrie ?
Pharpliar, et vous, Abana, ruisseaux trausparens et frais, qui baignez les murs d'une ville célèbre , devenue le tliéâtre de tant d'exploits, je n'ai que trop ensanglanté le crystal de vos ondes ; et si je viens à le troubler désormai'^, ce sera pour le teindre du pourpre des fleurs qui servent d'ornemens à vos rivages.
Chante qui voudra désormais les exploits guerriers; j'aspire à m'entretonir dans de plus douces rêveries, et ne veux m'occuper que d'objets dont la vue éloigne pour toujours de mon ame l'agitation, le trouble, le désordre et la crainte.
Je cherche des points de vue agréables, des paysages rians, où ,tout respire la simplicité, le calme, l'enjoûmeut et la fraicheur.
Il me faut des actions simples, des personnaç^es naïfs , de l'inf^rêt sans complication , de la vérité , de la chaleur, de la gaité sans grimace et sans effronterie. O beautés de la nature, qui seules avez le droit de toucher le cœur, heureux qui pourroit vous saisir et vous peindre ! Plus heureux encore celui qui sauroit jouir I
Fin du Tome premier.
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