‹ Œuvres badines et morales de Cazotte (volume 3)Chapitre 1 sur 23 · Oeuvres badines et morales de Cazotte · texte numérisé non relu

Oeuvres badines et morales de Cazotte

J'ÉT OIS à vingt-cinq ans rapiiaine aux gardes du roi de Nnples : nous vivions beaucoup entre camarades , et comme de jeunes gens ,c'est-à-dire[ des femmes , du jeu , tant que la boursts pouvoit y sullire, et nous pliilosopliions dans nos quartiers quand nous «'avions plus d'autre ressource.

Un soir, après nous être épu.sésen raisonnemens de touie espèce autour d'un très -petit flacon àti vin de Chypre et de quelques marons secs, le discours tomba sur la cabale et' les cabalisles.

\Jn d'entre nous prétendoit que c'éloit une science réelle, et dont I-3

À unie JI, ^ j^

a LEDIABLE

opérations étoient sûres ; quatre des plus jeunes lui soutenoient que c'étoit un amas d'absurdités, une source de fripponneries , propres à tromper les gens crédules et amuser les enfans.

Le plus âgé d'entre nous , flamand d'origine, fumoit sa pipe d'un air distrait, et ne disoit mot. Son air froid et sa distraction me faisoient spectacle à travers ce charivari discordant qui nous étourdissoit , et ni'empêchoit de prendre part à une conversation trop peu réglée pour cju'elle eût de l'intérêt pour moi.

Nous étions dans la chambre du fumeur; la liuit s'avancoit : on se sépara, et nous demeurâmes seuls, notre ancien et moi.

Il continua de fumer flegmatiquement ; je demeurai les coudes appuyés sur la table , sans rien dire. Enfin mon homme rompit le silence.

Jeune homme , me dit-il , vous venez d'entendre beaucoup de bruit :

pourquoi vous êtes-vous tiré de la mêlée ?, ^

C'est, lui répondis-je , que j'aime mieux nie taire, que il'approuvcr ou blâmer ce que je ue connois pas ; jo ne sais pas même ce que veut dire !• mot de cahalc.

Il a plusieurs sipnificalions,medit-iI:

mais ce n'est point d'elles dont il s'agit, c'est de la chose. Croyez-vous qu'il puisse exister une science qui enseigne â transformer les métaux, et a réduire les esprits sous notre obéissance ?...

J« ne connois rien des esprit^, à commencer par le mien, sinon que je suis sîîr de son existence. Quant aux métaux, je sais la valeur d'un carlia au jeu, à l'auberge et ailleurs , et ne peux rien assurer ni nier sur l'essence des uus et des autres, sur les modifications et impressions dont ils sont susceptibles.

Mon jeune camarade, j'aime beaucoup votre ignorance ; elle vaut bien la doctrine des autres : au moins vous n'êtes pas dans l'erreur, et si vous

4 LEDIABLE

n'êtes pas instruit, vous êtes susceptible de l'être. Votre naturel, la franchise de votre caractère , la droiture de votre esprit me plaisent : je sais quelque chose déplus que le commun des hommes : jurez-moi le plus grand secret sur votre parole d'honneur , promettez de vous conduire avec prudence et vous serez mon écolier.

L'ouverture que vous me faites, mon cher Soberano , m'est très-agréable.

La curiosité est ma plus forte passion. Je vous avouerai que naturellement j'ai peu d'empressement pour nos connoissances ordinaires; elles m'onttoujourssemblétropbornées, et j'ai deviné cette sphère élevée dans laquelle vous voulez m'aider à m'élancer : mais quelle estla première clef de la science dont vous parlez ? Selon ce que disoient nos camarades en disputant, ce sont les esprits eux-mêmes qui nous instruisent ; peut-on se lier avec eux ?

Vous avez dit le mot, Alvare : on n'cipprendroit rien de soi-même j quant

AMOUREUX. s

à la possibilité de nos liaisons, je vais vous en donner une preuve sans réplique.

Comme il finissoit cemof , il aciievoit sa pipe : il frappe trois coups pour faire sortir le peu de cendres qui restoit au fond , la pose sur la table assez près de moi. Jl élève la voix : Calderon , dit-il , venez chercher ma pipe, allumez-la , et rapportez-la-moi.

Il finissoit à peine le commandenient, je vois disparoitre la pipe, et avant que j'eusse pu raisonner sur les moyens, ni demander quel étoit ce Calderon chargé de ses ordres, la pipe allumée étoit de retour; et mon interlocuteur avoit repris son occupation.

Il la continua quelque tems , moins pour savourer le tabac que pour jouir de la surprise quM m'occasionnoit ; puis se levant , il dit : je prends la garde au jour, il faut que je repose.

Allez vous coucher; soyez sacre, et nous nous reverrons.

Je me retirai plein de curiosité et A 3

é LEDIABLE

affamé d'idées nouvelles , dont je me promettois de me remplir bientôt par le secours de Soberano. Je le vis le lendemain, lesiours ensuite; je n'eus plus d'autre passion; Je devins son ombre.

Je lui faisois mille questions; il éludoit les unes etrépondoit aux autres d'un ton d'oracle. Enfin je le pressai «ur Tari ir le de la religinn de ses pareils. C'est, me répondit-il, la religion naturelle. Nous entrâmes dans quelques détails ; ses dérisions cadroient plus avec mes penchansqu^avec mes principes, mais je voulois venir à mon but et ne devois pas le contrarier.

Voi s commandez aux esprits, lui disois-je ; je veux comme vous être en commerce avec eux : je le veux, je le \ CUV.

Vous êtes vif, camarade, vous n'avez pas subi votre tems d'épreuve ; Vous n'avez rempli aucune des condi- 4ious «Qus lescjuelles on peut aborder

sans crainte de cette sublime cathé-

Lor r

Kli! me faut-il bien du toms?....

Peut-être deux ans... J'abandonne ce projet, m'écriai-je; je niourrois d'impatience dans l'inten-alle. Vous êtes cruel , Soberano. Vous ne pouvez concevoir la vivacité du desir que vous avez créé dans moi : il me brûle....

Jeune bomme , je vous croyois plus de prudence, voms me faites trembler pour vous et pour moi. Quoi! vous vous exposeriez à évoquer des esprits sans aucune des préparations... ?

Eb! que pourroit-il m'en arriver?...

Je ne dis pas qu'il dût absolument vous en arriver du mal; s'ils ont du pouvoir sur nous, c'est notre foiblesse , notre pusillanimité qui le leur donne: dans le fond, nous sommes nés pour les commander Ab, je \q^ commanderai.... Oui, vous avez le cœur cbaud, mais si vous perdez la tête, s'ils vous effraient à certain point?... S'il ne tient qu'à ne les pas craindre, A4

s T. EDIABLE

Je les mets au pis pour m'efFraver....

Quoi ! quand vous verriez le Diable ?...

Je tii erois les oreilles au grand Diable

d'enfer...

Bravo! Si vous êtes si sur de vous , vous pouvez vous risquer, et je vous prometsmon assistance. Vendredi prochain je vous donne à dineravec deux des nôtres , et nous mettrons Pa\ eutureàfin.

Nous n'étions qu'à mardi : jamais rendez - vous galant ne fut attendu avec tant d'impatience. Le terme arrive enfin ; je trouve chez mon camarade deux hommes d'une physionomie peu prévenante : nous dinons.

Jja conversation roule sur des choses indififérentes.

Après diner, on propose une promenade à pied vers les ruines de Portici. Nous sommes en route : nous arrivons. Ces restes des monumens les plus augustes, écroulés , brisés , épars , couverts de ronces , portent à mon imagination des idées qui ne m^étoient

pas ordinaires. Voilà, disois-je , le pouvoir du lems sur les ouvrages de l'orgueil eLde l'industrie des liommes.

Nous avançons dans les ruines , et enfin nous sommes parvenus presque â tâtons, à travers ces débris, dans un lieu si obscur, qu'aucune lumière extérieure n'y pouvoit pénétrer.

Mon camarade me conduisoit par lo bras; il cesse de marcher et je m'arrête. Alors un de la compagnie bat le fusil et allume une bougie. Le séjour où nousétions s'éclaire, quoique foiblement, et je découvre que nous sommes sous une voûte assez bien conservée, de vingt-cinq pieds en quarré à peu près , et ayant quatre issues.

Nous observions le pi us parfait silence, ^ïon camarade, à l'aide d'un roseau qui lui servoit d'appui dans sa marche, trace un cercle autour de lui sur le sable léger dont le terrain étoit couvert, et en sort après y avoir dessiné quelques caractères. Entrez dans ce

lo LEDIABLE

pentliacle, mon brave , me dit-il, et n'en sortez cju'à bonnes enseignes...

Expliquez -vous mieux; à quelles enseignes en dois-je sortir? . ..Quand tout vous sera soumis , mais avant ce tems,si la fraveur vous faisoit faire une fausse démarche, vous pourriez courir les risques les plus s;rands.

Alors il me donne une formule d'évocation courte, pressante , mêlée de quelques mots que je n'oublierai jamais. Récitez, me dit-il, cette conjuration avec fermeté , et appelez ensuite à trois fois clairement Z^t-V/zetw/, et surtout n'oubliez pas ce que vous avez promis de faire.

Je me rappelai que je m'étois vanté de lui tirer les oreilles. Je tiendrai parole, lui dis-je, ne voulant ])as en avoir le démenti. IVous vous souhaitons bien du succès, me dit-il ; quand vous aurez fini, vous nous avertirez.

Vous êtes directement vis-ù-vis de la porte par laquelle vous devez sortir pour nous rejoindre. Ils se retirent.

Jamais fanfaron ne se trouva dans une crise plus délicate : je fus au mo^ ment de les rappeler; mais il y avait trop à rougir pour moi; c'étoit d'ailleurs renoncer à toutes mes espérances.

Je me raflermissur là place où j'éiois, «t tins un moment conseil. On a voulu m'efTrayer, dis-je; ou veut voir si je suis pusillanime. Les gens qui m'éprouvent sont à deux pas d'ici, et à la suite de mon évocation je dois m*attendre à quelques tentatives de leur part pour m'épouvanter. Tenons bon ; tournons la raillerie contre les mauvais plaisans.

Cette délibération fut assez courte^ quoiqu'un peu troublée par le ramagai desbibouxet deschats-liuants qui liabitoient les environs , et même l'intérieur de ma caverne.

Un peu rassuré par mes réflexions, je me rasseois sur mes reins, je mo piété; je prononce l'évocation d'une voix claire cl; soutenue, et en grossis-

la LEDIAHLE

santle son , j'appelle à trois reprises et à très - courts intervalles , Bctlzcbut. Un frisson couroit dans toutes mes veines , et mes cheveux se hérissoient sur ma tt'te.

A peine avois-je fini , une fenêtre s'ouvre à deux battans, vis-à-vis de moi, au haut de la voûte: un torrent de lumière plus éblouissante que celle du jour fond par cette ouverture : une tête de chameau horrible , autant par sa grosseur que par sa forme , se présente à la fenêtre, surtout elle a\oit des oreilles démesurées. L'odieux fantôme ouvre la gueule, et d'un ton assorti au reste de l'apparition, me répond : C/te vuoi ?

Toutes les voûtes , tous les caveau>c des environs retentissent à l'envi du terrible CI te vuoi ?

Je ne saurois peindre ma situation ; je ne saurois dire cjui soutint mon courage et m'empêcha de tomber en défaillance à l'aspect de ce tableau, au bruit plus efiVa vaut encore qui retea^ tissoit à mes oreilles.

itflMb^

^Sr^

Wr "

^E^vv

^^fr^^^m

jB

SaP'W.H

, /////.r /et/.//.f^/.- .

Je sentis la nécessité de rappeler mes forces : nne sueur froide alloit les dissiper : je fis un effort sur moi. il faut que notre a me soit bi«*n vaste et ait un prodigieux ressort; une multitude de senlimens , d'idées , de réflexions touchent mon cnnur, pissent dans mou esprit, et font leur impression toutes à la fois.

La révolution s'op^re, je me rends maître de ma terreur. Je fixe hardiment le spectre.

Que prétends-tu toi-même , téméraire, en te montra nt sons cette ioriue hideuse ?

Le fnntôme balance un moment :

Tu m*as dcMnaiulé, dit-il, d'un ton

de voix plus bas L'esclave , lui

dis-je , cherche-t-il à effrayer son maître "^ Si tu viens recevoir mes ordres, prends une forme convenable et ua ton soumis.

Maître, me dit le fantôme , sous quelle forme me pré«entcrai-je pour vous ctic agréable ?

24 LEDIABLE

La première idée qui rae vint à la tête étant celle d'un chien; viens, lui dis-je, sous la figure d'un épagneul.

A peine avois-je donné l'ordre , l'épouvantable chameau alongelecol de seize pieds de longueur, baisse la tête jusqu'au milieu du salon , et voinitun épagneul blanc à soies fines et brillantes, les oreilles traînantes jus- <£u'à terre.

La fenêtre s'est refermée , toute autre vision a disparu , et il ne reste sons la voûte, sutHsamment éclairée, que le chien et moi.

Iltonrnoit tout autour du cercle en remuant lacjueue, et faisant des conrbeîtes. Maître, me dit -il , je voudrois bien vous lécher l'extrémité des pieds; mais le cercle redoutable qui vous environne me repousse.

Ma confiance étoit montée jusqu'à l'audace : je sors du cercle, je tends le pied, le chien le lèche ; je fais un mouvement pour lui tirer les oreilles, il se couche sur le dos comme pour

mp ^ 'T^rnre; je v.s que rVloit

um'i tnelle. Lève-toi. lui (lis-je;

je te pardonne : tu vois que j'aicompaf:nie,ces messitMirs attendent à quelcjue distance d'ici ; \i promenade a dû les altérer; je veux leur donner une collation; il faut des fruits , des conserves, des places, des vins de Grèce; que cela soit bien entendu ; éclaire et décore la salle sans faste , mais pro^ premenl. Vers la fin de la collation tu viendras en Virtuose du premier talent, et tu porteras une harpe , je t'avertirai quand tu devras paroitre.

Prends garde à bien jouer ton rôle, m^ts de l'expression dans ton chant, de la décence, de la retenue dans ton maintien ....

.T'obéirai , maître , mais sous quelle condition

Sous celle d'oljéir, esclave. Obéis, lans réplique , ou . . . .

Vous ne me connoissez pas, maître; vous me traiteriez avec moins de rigueur, j'y mettrois j>eut-étre i*a'

i6 LEDIABLE

niqne condition de vous désarmer et de vous plaire.

Le chien avoit à peine fini , qu'en tournant sur le talon , je vois mes ordres s'exécuter plus pronijUement qu'une décoration ne s'élève à l'opéra.

Les murs de la voûte ci-devant noirs , humides, couverts de mousse , prenoient une teinte douce, des formes agréables ; c'étoit un salon de marbre jaspé. L'architecture présentoit un cintre soutenu par des colonnes. Huit girandolles de crystaux , contenant:

chacune trois bougies, y répandoient une lumière vive, également distribuée.

Un moment après , la table et le buffet s'arrangent, se chargent de tous les apprêts de notre régal ; les fruits ot les confitures étoient de l'espèce la plus rare, la pins savoureuse et delà plus belle apparence. La porcelaine employée au service et sur le buffet étoit du Japon. La petite chienne fai- Êûit mille tours dans la salle, mille

conrhcttps autour de moi , comme pour liâler le travail, et me demander si i'etois satisfait.

Fort bien, Biondrtta , lui dis-je ; prenez un hab.t de livrée , et allez dire à ces Messieurs qui sont près d'ici que je les attends , et qu'ils sont servis.

A peine avois-je détourné un instant les regards, je vois sortir un pap^e à ma livrée , lestement vt*lu , tenant un flaml>eau allumé : peu après il revint conduisant sur ses pas mou camarade le Flamand et ses deux amis.

Préparés à qurl(|ue (lio=;p d'extraordinaire, par l'arrivée et le compliment du page, ils ne Tétoient pa.« au changement (fui s'étoit fait dans l'endroit où ils m'avoient laissé. Si je n'eusse pas eu la tête occupée , je me serois plus amusé de leur surprise ; elle éclata par leur cri , se manifesta par l'altération de leurs traits et par leurs altitudes.

iS LEDIABLE

Messieurs, leur dis-je, vous avez fait beaucoup de chemin pour l'amour de moi , il nous en reste à faire pour regagner Naples : J'ai pensé que ce petit régal ne vous désobligeroit pas, et que vous voudriez bien excuser le peu de choix et le défaut d'abondance en faveur de l'impromptu.

Mon aisance les déconcerta plus encore que le changement de la scène et la vue de l'élégante collation à laquelle ils se voyoient invités. Je m'en apperçus , et résolu de terminer bientôt une aventure dont intérieurement je me défiois , je voulus en tirer tout le parti possible , en forçant même la gaité qui fait le fond de mon caractère.

Je les pressai de se mettre à table, le page avançoit les sièges avec une promptitude merveilleuse. Nous étions assis : j'avois rempli les verres distribué des fruits, ma bouche seule s'ouvroit pour parler et manger , les autres resloient béantes ; cependant je

les engageai à rntame»r les fruits , lïia ( ontianre les flétermiua : je porte ia santé de la plus jolie courtisanno lie Nil pies ; nous la buvons. Je parle d'un opéra nouveau , d'une Impro^ visatricc Romaine arrivée depuis peu , et dont lea talens font du bruit à la rour : je reviens sur les talens agréables , la musique , la sculpture ; et par occasion je les fais convenir de la beauté de quelques marbres qui font l'ornement du salon. Une bouteille se vide, estremplicée par une meilleure. Le page se multiplie, et lo service ne languit pas un instant. Je jette Tcril sur lui à la dérobée : figurezvous l'amour en trousse de pn^r ; mes compagnons d'aventure le lorennJcnt de leur côté. d'un air où se j ( ' u»ient la surprise , le plaisir et l'inquiélud»?. La monotonie de cette situât on me déplut; ie vis qu'il étoit tems de la rompre. Biondetto, disje au page, la Signora Fiorentina Hi'a promis de me donner un instant ;

voyez si elle ne seroit point arrivée.

Bioiidetto sort de l'appartement.

Mes hôtes n'a voient point encore en le tems de s'étonner de la bizarrerie du message , qu'une porte du salon s'ouvre , et Fiorentina entre tenant sa harpe; elle éloit dans un déshabillé étoile et modeste ; un chapeau de voyage et un crêpe très-clair sur les yeux ; elle pose sa harpe à côté d'elle , salue avec aisance , avec grâce : Seigneur Dom Alvare, ditelle, je n'élois pas prévenue que vous eussiez compagnie ; je ne me serois point présentée vêtue comme je suis; ces messieurs voudront bien excuser une voyageuse.

Elle s'assied , et nous lui offrons à l*envi les reliefs de notre petit festin, auxquels elle touche par complaisance. Quoi , madame ! lui dis-je , vous ne faites que passer par Naples ? On ne sauroit vous y retenir ?

'Un engagement déjà ancien m'y force 5 seigiieur : on a eu des bontés

Page 1