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on vient de parler furent renouvelées une infini (le fots , parce qu il manqua toujours quelque chose a leur entière execution. C’était en vain que Las Casas et un grand nombre d’autres amis des Indiens écrivaient des mémoires et importunaient la cour • ceux qui faisaient les lois n’oubliaient rien pour en rendre 1 execution impossible. Enfin, avec le temps , 1 esclavage dés Indiens fut aboli; il n’y eut plus de vassaux obliges de servir sans salaire, d’hommes de charge employés au défaut de bêtes de somme n. de malheureux attachés, malgré le danger d’v perdre la vie , aux pénibles travaux des mine!, ml seulement des hommes libres , tributaires des commandeurs pour des taxes fixes et déterminées Combien ne fallut-il pas attendre', et de quel concours de circonstances n’eut-on pas besoin pour faire triompher ce système de modération ! 11 s écoula près d’un siècle avant que la raison et l’humanite pussent se faire entendre ; encore les Indiens ne cesserent-ils de servir comme esclaves dans les mines et dans les fermes que parce que l’Amt nque se peupla d’esclaves africains lorsqu’on se fut aperçu que le travail d’un nègre égalait celui de quatre Indiens. S’ils ne furent plus employés au ransport des marchandises , ce fut parce que les aces des chevaux, des mulets, des ânes « des bœufs étaient déjà très nombreuses dans leJYouveau
t». on les dec ara exempts de toute servitude neronnelle ds le durent à la vanité des colons'^, ni leur prefererent les esclaves de Guinée. Si lears tri-
buts se bornèrent à une somme fixe , c est que des millions d’indiens avaient déjà péri dans les corvées , et qu’il n en restait presque plus dans le pays. En un mot, l’historien doit faire remarquer que l’humanilé n’eut que bien peu de part à cet adoucissement du sort déplorable des Indiens , en sorte que le temps ne fit que confirmer ce que l’évêque de Chiapa avait prévu et annonce dans ses mémoires.
troisième
mémoire.
Trente propositions, contenant V exposé de l ctrme du livre intitule le Confessionnal.
avertissement de M. LLORENTE.
LÿvÊQDE de Chiapa, don Barthélemi de La Casas avau vu avec la plus grande douleur les Es. pagnols réduire les liabltans de l’Amérique eu escla vage leureideverW biens , les fale mouriH force de mauvais trauemens, et rendre odieux à ce peuple la nation espagnole , son roi et sa religion 11 employa tous les moyens qui étaient en son pouvoir pour fane cesser tant de maux , en n’écoutant qù
LTlere Je ' p0Ur Ies 0pprilne's’ 50n «n * ^sPagne, dont le nom était un objet
Jhorreur aumdieu des Indiens, et son zèle pour le
bien des âmes; car .1 voyait la religion perdre tous ses
tous dans 1 esprit des Américains , qui la jugeaient
mauvaise parce qu’ils l’accusaient d’approuver la
o. ale elles excès de leurs tyrans. Ce fut avec l’es-
poir de réussir dans cette entreprise qu’il rédigea une
pour faire voir que tout ce que les ËJ
pagnois faisaient parmi les Indiens était un abus de la
J,’ ,aUJ contraire à la volonté du roi d’Espagne <iu la loi de nature , d après laquelle on ne poufait
voir qu’ une violation du droit des gens dans le système de la servitude et de la répartition des Américains , dans le pillage de leurs propriétés , et dans une foule d’autres exactions dont ils n’avaient cesse d etre victimes depuis le commencement de la découverte , attendu que tout cela s’était fait sans le consentement du souverain, qui d ailleurs nauiait pas eu lui-même le pouvoir de l’ordonner. Il se persuada qu’d ferait cesser au moins une partie des abus en rédigeant pour l’usage des prêtres de son diocese cet ouvrage , oit il traçait la conduite qu’ils auraient à tenir avec les Espagnols qui se présenteraient au tribunal de la pénitence. Il le publia sous le utre de
Confesonario. . ,
Les Espagnols intéressés au maintien des abus dénoncèrent le livre de Las Casas au conseil des Indes, quoiqu’il eût été imprimé avec sa permission et après l’examen de six maîtres en théologie. Ils firent entendre que l’évêque de Chiapa y attaquait les droits du roi d’Espagne , puisqu’il osait avancer que les titres d’acquisition del’Amérique etaientnuls, et la possession de ce pays illégitime. Sur ces entrefaites , l’auteur arriva en Espagne ; le conseil voulut l’entendre , et lui demanda un exposé de ses véritables principes afin de mieux juger son ouvrage. En conséquence l’évêque rédigea les trente propositions qui composent ce mémoire , comme a & de la doctrine du Confesonario (i).
(i) La doctrine sur laquelle Las Casas fonde les plus essentielles de ses trente propositions est fausse , erronée ; et reconnue aujo