SEPTIEME OBJECTION
Le seigneur évêque convient que les canonistes reconnaissent que l’Eglise a le droit de faire la guerre aux infidèles , afin d’empêcher l’idolâtrie et d’autres péchés contre nature, lorsque les blasphèmes des païens sont un obstacle à l’exercice de la religion chrétienne.
Mais ce ne sont pas les canonistes qui ont mis cette dernière restriction au pouvoir dont il s’agit : il y aurait beaucoup d’inconséquence à réduire cette doctrine à de si étroites limites , puisque le blasphème n’est pas un aussi grand crime que l’idolâtrie ; et si l’on avoue qu’il suffit cependant , lorsqu’il est un sujet de scandale , pour légitimer une guerre , à plus forte raison doit-on le dire de l’autre crime , qui est bien plus grave.