‹ ŒuvresChapitre 65 sur 72 · SEPTIÈME RÉPLIQUE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME RÉPLIQUE

Le docteur Sépulvéda nie que les canonistes aient limité le droit que l’on a de faire la guerre aux infidèles au seul cas où ils s’opposeraient par leurs blasphémés au culte et à la propagation de la religion chrétienne ; mais il suffit , pour s’en convaincre ,

cle les lire clans l'exposition du chapitre quod super } iis 8 , du titre de voto et voti redemptione des décrétales de Grégoire IX. On y traite des croisades entreprises pour arracher la Terre-Sainte aux mahométans , expédition que la sagesse ne pouvait manquer d’approuver, puisque c’était un grand scandale de voir un pays autrefois occupé par les chrétiens envahi par les plus grands ennemis du christianisme , dont les blasphèmes rendaient impossible le culte chrétien à Jérusalem, à Bethléem, à Nazareth et en d’autres lieux également révérés. Quelles conséquences peut-on déduire de ce que les canonistes disent à ce sujet , relativement à notre question ? Il est incontestable qu’ils eussent parlé comme moi s’ils avaient eu à prononcer sur la légitimité d’une guerre entreprise contre les habitans d’un pays que les chrétiens n’avaient jamais connu , qui jamais ne les avaient offensés , ni troublés par leurs blasphèmes dans l’exercice de leur religion : si la décision des canonistes ne fut pas spécifiquement semblable à la mienne , c’est qu’elle ne s’appliquait qu’aux guerres de la Palestine , qui furent l’objet de leurs gloses et de leurs doctrines.

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