‹ Œuvres;Chapitre 118 sur 236 · DU SENTIMENT DE LJ ADMIRATION · texte numérisé non relu

DU SENTIMENT DE LJ ADMIRATION

Le sentiment de l'admiration nous porte direcl ment, dans le sein de la Divinité. S'il est excité > nous par quelque objet de plaisir, nous nous y, tons comme a sa source ; si par la frayeur, comi a notre refuge. Dans l'un et l'autre cas, le cri l'admiration est : « Ah, mon Dieu ! » C'est, dit-o un effet de notre éducation , où l'on nous parle so vent de Dieu ; mais on nous y parle encore pi souvent de notre père,, du roi, d'un protectec d'un savant célèbre. Pourquoi, lorsque nous ave besoin de nous appuyer dans ces secousses impi vues, ne nous écrions-nous pas : « Ah, mon roi ou s'il s'agit des sciences : « Ah, Newton ! »

Il est certain que si on nous parle quelquefois Dieu dans notre éducation, nous en perdons bii tôt l'idée dans le train ordinaire des choses monde; pourquoi donc y avons-nous recours d; les événements extraordinaires ? Ce sentiment ; turel est commun à toutes les nations, dont il y a beaucoup qui ne parlent point de théologie a le enfants. Je l'ai remarqué dans des nègres de la c de Guinée, de Madagascar, de la Cafrerie et Mozambique, dans des Tartares et des Malabai enfin dans des hommes de toutes les parties monde. Je n'en ai pas vu un seul qui , dans mouvements extraordinaires de la surprise ou

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