‹ ŒuvresChapitre 1 sur 224 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

LIUllAllUE HACHETTE ET C"

■oDixTAiio Miar-cniiAiii, 79 188;

AVERTISSEMENT

Nous amtons désiré qae les Fables tinssent en denx volâmes; mais il eût fallu pour cela être infidèle au plan, exposé et motivé dans TAvertissement du tome I, qui a été suivi pour les premiers livres, resserrer, appauvrir les notices et le commentaire, les explications, rapprochements, accompagnements divers, que comporte, à notre avis, cette partie des écrits de la Fontaine la plus admirée à bon droit, et par suite la plus étudiée. On comprendra que nous nous soyons décidé à faire trois volumes au lieu de deux, pour ne pas ôter à notre travail, en changeant de méthode, le nécessaire mérite de Tuniformité.

Nous n*avons pas à dire ici, car nous Favons fait en tête du tome I pour tout Fensemble des Fables, quelle est dans ce travail la part de MM. Girard et Desfeuiiles, ni quelle reconnaissance nous continuons de devoir à notre bien-aimé directeur pour son attentive et vigilante révision. Il nous reste seulement à remercier notre auxiliaire M. Georges Lequesne, déjà nommé dans plus d'une des préfaces de la O>llection. Il nous a prêté le concours le plus actif pour la collation des textes, la correction des épreuves, et suggéré maint utile rapprochement.

Cest aussi le lieu d'acquitter deux autres dettes de gratitude.

D'une part, le P. Ingold, bibliothécaire de TOra-

J.- DB LA FOVTAIBS. H A

II AVERTISSEMENT

toîre, nous a très-obligeammeDt communiqué des papiers venant du P. Adry, qui nous permettront de joindre à la Notice bibliographique quelques détails sur la composition du relevé des sources inséré, à la suite de chaque fable, dans les deux volumes publiés, en 1825, par A. C. M. Robert, qui ont été depuis d*un très-grand secours aux éditeurs de la Fontaine.

D*autre part, M. le marquis de Queux de Saint- Hilaire nous a donné accès, avec la plus libérale bonne grâce, à sa précieuse bibliothèque. Elle contient, entre autres ouvrages et documents curieux, la sténographie du cours, souvent cité dans nos notices, que Saint-Marc Girardin a fait à la Sorbonne sur le grand fabuliste en 1 858- 1859. Nous Tavons comparée au texte des leçons, telles que Tauteur les a fait imprimer en 1867, et ce rapprochement nous a fourni un petit nombre d^additions intéressantes. Une autre communication du même très-obligeant érudit nous a délivré d'un regret et d'un souci. On parlait de manuscrits relatifs à la Fontaine trouvés dans l'héritage de Tancien inspecteur général de l'Université Noël, et que l'on supposait pouvoir être une riche mine de notes, de recherches. Nous avions en vain fait tout notre possible pour découvrir ce qu'ils étaient devenus, quand M. le marquis de Queux de Saint-Hilaire nous a appris qu'il les avait acquis. Malheureusement, en lesfmiettant à notre disposition, il nous a appris, en outre, qu'ils auraient pour nous peu de prix. Ce n'est, en effet, qu'une collection de fables latines, écrites du quinzième au dix-huitième siècle, que Noël a tirées de recueils imprimés et copiées de sa main avec une patience qui étonne. La comparaison que nous en avons faite, quand le sujet était le même, avec celles de la Fontaine ne nous a à peu près rien fourni pour notre annotation que nous ne connussions déjà.

AVERTISSEMENT. m

Il a paru récemmenti quand ce tome II était presque entièrement imprimé, deux volumes qui forment la ire partie, relative à Phèdre et à ses anciens imitateurs, d*un ouvrage intitulé : Les Fabulistes latins depuis le siècle éC Auguste jusquà la fin du moyen âge (Paris, 1884)9 P^ Léopold Hervieux. Bien que ce travail de sérieuse érudition ne se rapporte qu*indirectement au notre, nous regrettons de Tavoir vu trop tard pour profiter des occasions qui se sont offertes de le citer, et de n'avoir pu y renvoyer que dans Y Appendice. Nous ne connaissons M. Hervieux que par son livre, mais sommes heureux de lui rendre ici ce témoignage, que nous avons rencontré peu d'œuvres philologiques qui soient preuve de si courageuse et si infatigable diligence, peu djauteurs auxquels puisse mieux s'appliquer, pour chacune des recherches à faire, le vers de Lucain (livre II, vers 607) :

Nil aetum credems quum quld superettet agendum,

Nous faisons des vœux sincères pour que cette étude approfondie ait la suite que fait espérer la préface ^

Henri Rbgnisr.

I. Si nous arions lu à temp«- la dissertation de M. Herrieux (tome I, p. 434-453) sur rAnonypie de Nevelet, nous n*aurions pas rédigé comme nous Tarons fait% note x de la page a 8. Il faut renoncer à faire honneur aflirmatiTement à un Ugohardus Suimonensiê de ces fables latines en rers ëlëgiaques, et substituer à ce nom, arec grande vraisemblance, celui de Walther T Anglais, chapelain du roi d'Angleterre Henri II.

Page 1