‹ ŒuvresChapitre 2 sur 224 · LE PÂTRE ET LE LION^ LE UON ET LE CHASSEUR · texte numérisé non relu

LE PÂTRE ET LE LION^ LE UON ET LE CHASSEUR

Fabu I. — Éfope, fab. i3i, Bouk6Xoc (Coray, p. 78, 339 et 333, sooB quatre formes). — Babrius, fab. 33, Bwîkéx7\ç raSpov dbcoXIooc. — FaCme, fab. 7$, Armeniarius, — Haudent, i** partie, fab. 106, <f 101 Bouuier et de son f^eau, — Hëgémon, fab. ai, d*un Pasteur et du I^on.

Mftkoiogia miopiea Hfeçeleti, p. 19$.

Les fables ne sont pas ce qu'elles semblent être * ; Le plus simple animal nous y tient lieu de maître. Une morale nue apporte de Tennui :

Le conte iait passer le précepte avec lui'.

I. Dans les éditions originales, le titre de cette fable et celui de ia suÎTante sont ainsi rënnis, comme dans le Ters 18 du petit prologue qui les précède. On a tu rapprochés de même, au tome précédent, les titres des fables xy et xti du livre I, des fables xi et xii du livre II, et des fables xt et xti du livre IV ; nous conservons encore cette disposition, ci-après, pour les fables iv et v du livre VII.

a. Sfd diUgenter intuere has nenias :

Quantum tub ilUs utUitatem reperîes !

a on semper ea sunt qum videntur,,,,

(PnàDBX, livre IV, fable i, vers i4~i6 ; dans d^autres éditions, fable 11, vers 3-5.)

3. Vojez le développement de cette pensée dans la fable i de Florian, la Fahle et la Vérité, — Saint-Marc Girardin, dans sa XI* leçon (tome I, p. 384), ^^^ ^ propos de ces deux vers : a La

J. DB Uk FOSTAIBB. n I

% FABLES. [r. i n ii

En ces sortes de feinte* il faut instruire et plaire*, 5 Et conter pour conter me sen^ble peu d'affaire*. Cest par cette raison qu'égayant leur esprit, Nombre de gens fameux en ce genre ont écrit. Tous ont fui Tomement et le trop d'étendue : On ne voit point chez eux de parole perdue. xo

Fontaine, qui partout dans set on^nges aime à faire confidence à ses lecteurs de ses goûts et de son humeur, nous donne ici, si je ne me trompe, le secret de sa supërioritë comme fabuliste. Sa supériorité est dans le récit. Les antres fabulistes ne font leur récit que pour amener leur leçon. La Fontaine s*intéresse d*abord à son récit; il nous représente ses animaux, leurs përils, leurs joies, leurs colères, leurs peurs, leurs ruses ; il fait son drame et son tableau ; la leçon arrire ensuite, presque toujours à propos, mais parfois d*une façon un peu imprévue et comme font quelquefois les dénoâments de Molière. »

4. Dans les premières éditions, x668 in-4* et in- 1 a, et quelquesunes des fuiTantes, il 7 a feintêi^ qu'on pourrait trouver préférable pour le sens, mais qui fausse le vers. La faute est corrigée dans le texte* de 1678 (non dans celui de 1678 A).

5. Pour Horace, parlant des poètes en général, c*est là, non le devoir de tous, mais la condition, pour tous, de la perfection :

Omne tulit punetum qui mitcuit utile Juici Lectorem JeUctando pariterque mottemdo.

{Art poétique^ vers 343 et 344.)

6. « Voici encore un prologue, dit Chamfort, mais moins piquant et moins agréable que celui du livre précédent ; cependant on y reconnaît toujours la Fontaine, ne fdt-ce qu*à ce joli vers :

Et conter pour conter me semble peu d'affaire.

Ce vers devrait être la devise de tous ceux qui font des fables et même des contes, d — Est-ce bien vrai pour toute espèce de conte ? Plaire parfois n'y peut-il pas suffire ? Pour la fable, la Fontaine a raison (bien que lui-même s*y soit quelquefois laissf^ distraire du soin de l'un par le soin de l'autre : voyez la note 3 ci-dessus) : instruire et plaire est la règle du genre.

• Dans VAvertistefHênî do tome I, à la fia de la page 5, sus mots : « la première par 1678 A, la seconde par 1678 B », sabatitoes eeoz-ci : « la première par 1678, la aeconde par 1678 A ». — 1678, sans lettre anaese, désigne la véritable édition de cette date ; 1678 A la réimpreaaion arec faotaet dates.

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