I. Sur ce nom de Mitis^ rojez au tome I, p. aSy, note
i6 FABLES. [r. y
de Zarich a raconte la même fable dam le même esprit, plas longuement, mais avec dUntëressants détails, sous le titre : de4 Bégartiê- /n* 43) • — <K Voici encore une de ces fables qui peuvent passer pour un chef-d'œuvre. La narration et la morale se trouvent dans le dialogue des personnages, et Tauteur s'y montre à peine, si ce n*est dans cinq ou six vers, qui sont de la plus giande simplicité. Le discours du Souriceau, la peinture qu*il fait du jeune Coq, cette petite vanité :
Que moi, qui, grâce aux Dieux, de courage me pique, ce beau raisonnement, cette logique de Tenfance : U symptukise ap€€
Us Ratt^
.... car il a des oreilles En figure aux nôtres pareilles,
tout cela est excellent, et le discours de la mère est parfait. Pas un mot de trop dans toute la fable, et pas une seule négligence. » (Cuam- FoaT.) — Benserade a mis cette fable en quatrain (n* cxvii) et noté qu'elle avait fourni le sujet d'un groupe de figures pour le Labjriiithe de Versailles.
Un Souriceau tout jeune, et qui n'avoit rien vu,
Fut presque pris au dépourvu.
Voici comme il conta Taventure à sa mère : tt J'avois franchi les monts qui bornent cet État',
Et trottois comme un jeune rat &
Qui cherche à se donner carrière, Lorsque deux animaux m*ont arrêté les yeux :
L'un doux, bénin', et gracieux, Et l'autre turbulent et plein d'inquiétude * ;
Il a la voix perçante et rude, i o
Sur la tête un morceau de chair, Une sorte de bras dont il s'élève en l'air
Comme pour prendre sa volée,
3. M. Taine (p. i4a et i43) a fait remarquer le début épique de ce récit du Souriceau. Comparez, dans la fable ix du livre VIII, le voyage du Rat pour qui, de même, les taupinées deviennent monts.
3. Cest répitbète d*un ermite dans le conte xv de la II* partie, vers 64. — Benignum^ cbez Abstemius : voyez ci-après la note 7.