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(Livre IX, fable xt.)
Erat Fir antiquut et MulierjupenU simul usoratî^ €t uitut nom csirm" hat dé alto, Vtr dixit Mulîeri sum : « Faeiat'u mihi Bomum pultum, > Tiutc Muiier dixit : a Quid diahoU faeiam pobis? 9 Et irasceBatur, TVuic dixit ei Fir : a Ego daBo 9ohis unam puUkram xonam, — Ego^ inquit Ulay peeunim satis haheo, b lUe Fir non poterat guudere de Muiiere sua^ née in lecto^ née alibi^ nisi eum difficuUute, Tune Uie penit md Fieinum suum et narrapit ei omniu. Tune dixit Fieinus .* c Si peUs mihi dore unum seuium^ ego faeiam quod^ quando tu eris in leeto^ Muiier ttm non dinUttet te, ted omplexabitur te et diiiget te muJUum, » Immédiate iUe dédit sihi unum seutum. Dixit Fieinus : c Dimitte mihi ostium aper^ tum^ et ego de nocte intrubo ad leetum tuum, et fae honam minam. 9 Quod fuit faetum. De noete Ole penit ad leetum edterius, et cepit ttrormen leeti, et feeit timorem Mulierif et dicebat ille : « Oeeide MuGorom^ oceide Mtdierem. » Immédiate illa Muiier eepit Firum suum ita fortiter ut non poterat eum dimittere. Tune Fir ejus dixit : « Nune ego faeiam de te meum plaeitum postquam ego teneo te. »
(Sermones latini Jaeoèi de Lenda, fol. 74» col. 3.)
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(Livre IX, fable xvni.)
Hésiode, dans ton poème des Tropoux et les Jours, raconte la fable de CÈperpier et le Rossignol : «c Un Éperrier parlait ainsi à nn Rossignol mélodieux qu'il arait pris dans ses senres et qu*il emportait à traTers les nues. Celui-ci gémissait, déchiré par les ongles aigus de Toiseau de proie, qui lui disait d^une roix cruelle : a Pourquoi tant de bruit, beau chanteur? Tu es au ponroir d*un a plus puissant que toi; tu fas où je t'emporte; je ferai de toi ce « que je Toudrai, soit que je te mange, soit que je te l&che. Im« C prudent quiconque veut lutter oontre les puissants! il est vainea
APPENDICE. 5i7
« «t ]irré à l'outrage et à la souffirance.* » Aînii parlait FÉpenrier aux ailes ëte&duet. »
Voilà one des mille tcènei de Tiolence et de tyrannie qui ae passent dans le monde des animaux, comme dans le monde des hommes ; mais où est la fable, où est la moralité, où est la leçon? Hésiode fiiit parler les animaux : cela ne suffit pas à la fable. La fable ne date pas seulement du temps oit Ut hites ptuiaUnt^ mais du temps aussi où les bétes, par leurs arentures, enseignaient les hommes. L*£penrier d*Hésiode nous dit que c^est imprudence que de Touloir lutter contre les puissants ; mais est-ce que le pauvre Rossignol a roulu lutter contre TÉperTier?
La Fontaine, qui a imité Hésiode, a voulu donner à son récit une moralité quelconque. Il nous montre donc a le héraut du printemps qui demande la vie » au Milan :
Aaifi bien, qne manger en qai n*a que le son?
Yentre affamé n*a point d'oreilles.
Il jr a ici une leçon peu élevée et peu généreuse, puisqu'elle dit aux faibles qu'il faut courber la tête sous la force, et que la plainte même est inutile et presque ridicule. Mais enfin cette moralité, qui est conforme à celle de beaucoup d'autres fables d'Ésope et de la Fontaine, donne au vieux récit dHésiode un air d'apologue qu'il n'a pas dans le poftte grec.
(Saxiit*Maag GiaABDiv, n* leçon, tome I, p. a5-i6.)