LE CHARLATAN
Poggii Facetiae, Faeetum Hominit dictum Jsinwn erudire promittentis(Poggu,,., 0^ra,Bale, i538, in -fol., p. 435 et 486) • — ALstemius, fab. z33, de Grammaiico docente Asinum. — Bonaventure des Përien, nouvelle LXXXTin, ^un Singe qu^avoit un abbé, qu^un Italien entreprint de faire parler, — Democritus ri(lens(i655), p. 4>) seconde anecdote mise sous la rubrique : Cm tempus , eidem vita suppeiit. Il s^agit la d^un ëléphant, d*un captif (ajant nom Antonins Martinus; il veut racheter sa vie) , et du Sultan des Turcs ; cette version est celle de Lodovico Guicciardini ' {PHore di riereat'ione^ édition de Venise i58o*, p. 5o et 5i ; dans la traduction de François de Belle-Forest ', édition de Lyon, 1578, p. 4* ^^ 43)-
Mfthologia msopica Neveleti^ p. Spa.
Cette fable a été reproduite dans le Reeueii de poésies ekrétUnnes et diverses^ tome III, p. 358.
C'est dans Abstemius que la Fontaine a pris la matière qu*il s^est proposé d*animer. Cliez le Poge, qu'on a indiqué comme l'auteur premier, le récit, plus court et plus sec, ne débute pas d'ailleurs par la même donnée : au lieu du Grammairien ou Maître d'éloquence vantant impudemment sa méthode et se faisant prendre au mot, il parle d'un Tjrran qui, ayant bonne envie de confisquer les biens de l'un de ses sujets, le trouve justement coupable de faire un peu trop l'entendu, et imagine de lui donner l'Ane à régenter, avec menace d'une peine grave en cas d'insuccès ; alors l'instituteur par force, comme les entrepreneurs des autres contes, demande dix ans pour mener à fin son éducation, se fiant aussi au temps de le tirer d'affaire. — Loiseleur Deslongchamps (Essai sur les fables indiennes^ p. 1/4)) à propos de la facétie du Poge, et du Charlatan^