L'obstacle contre lequel tu heurtes
f, xVw] LIVRE VI. 6i
Qui jusqu*à Tcssieu les enduit '^; Prends ton pic et me romps ce caillou qui te nuit ; G>mble«moi cette omière.As-tufait^'? — Oui,ditrhomme.
— Or bien je vas t^aider, dit la voix. Prends ton fouet.
— Je Tai pris. Qu'est ceci? mon char marche à souhait: Hercule en soit loué^* ! » Lors la voix : a Tu vois comme Tes chevaux aisément se sont tirés de là.
Aide-toi| le Gel t'aidera '*. »
la. Babrius (dans la prose de V Ésope, où la Fontaine a pu le lire» ses mots sont à peine déranges) fait parler Hercule de ce même ton, mais bien plus brièvement. Les paroles du Dieu sont cbez Arianos d*une molle ëlëgance ; dans Faêrne, sauf ce bon avis :
Stïmulo hoves^ humerisque promove plaustrum^
il n*jr a qa*une vague exhortation d*agir. La description de Tachop* pcment est, chez Tun et Tautre, au commencement du récit :
Hmtentem luteo sub gurgite Jtusticus axem
lÀquerat. (Atiahus.)
Fia M Imtvsa prmgrape hmserat plauttntm^
Mersis adusque axem rôtis, (FAÎùuni.)
La voix donne aussi quelques conseils tout pratiques chez Haudent :
.... Tes cheuaulx fouette En les contraignant à aller, £t vertueusement te iecte A Tun des boutz de ta charette En la déboutant pour partir.
i3. a Remarquons, dit Chamfort, la vivacité du dialogue entre le Charretier et la voix d'Hercule. 9
i4* La Fontaine est le seul qui ait achevé la scène et montré ainsi le char dégagé et repartant.
i5. Aidei^Toas seulement, et Dieu tous aidera.
(RsanxB, satirt xin, vers ixa.)
Prmsentesque adliibef quum facis ipse, Deos,
(Atiaitus, dernier vers.)
Cest la pensée que développe énergiquement Caton dans son discours sur les conjurés : voyez Salluste, CatiUna^ chapitre ui, et Rabelais, qui le traduit, au chapitre xxiii du quart livre (tome II, p. 353).
6a FABLES. |f. xtx
FABLE XIX