En plein théâtre
.... Faut-il sur nos défauts extrêmes Qu'en théâtre puhlic nous nous jouions nous-mêmes ? (MouiaK, les Fâcheux^ vers 94 ^^ sS, tome III, p. 37.}
6. Il s'agit ici de ces fameux opérateurs (comme Barry, l'Or- Tiétauy Desiderio de Combes) qui, sur leurs tréteaux, se frappaient à coups d'épée, ayalaient des poisons, se faisaient mordre par des Tipères, et sans doute aussi de ces discours emphatiques où ils défiaient les maladies et la mort de triompher de leurs remèdes : Tojez sur eux et leurs estrades ou théâtres, l'intéressant chapitre qui les concerne dans l'ouvrage de M. Victor Foumel intitulé : Tahleau du pieux Paris : les spectacles populaires et les artistes des rues^ particulièrement p. a36, a37, aSg, 240, a5o, a68.
7. On Toit par le Roman bourgeois de Furetière que les charlatans, comme les libraires, usaient de ce grand mojen de publicité ; il j est question (tome II, p. 46, de l'édition de M. Pierre Jannet) d' < une insigne charlatane, et fomeuse par ses intrigues et par ses affiches. 1
8. n est assez probable que la Fontaine, par ce mot si heureuse^ ment composé par lui, rappelait plus particulièrement à ses contem-
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Un des derniers se vantoit d*étre
En éloquence si grand maître,
Qu'il rendroit disert un badaud*,
Un manant, un rustre, un lourdaud; i o
« Oui, Messieurs, un lourdaud, un animal, un âne : Que Ton m^amèae un âne, un âne renforcé,
Je le rendrai mattre passé*®,
Et veux qu*il porte la soutane". »
porains Mondor, Timpocant associe de Tabarin. c l^tpUre déJi*' eatoire de V Inventaire unipersel des Œuvres Je Tabarin (1699) s*ëtend sur le iUn dire qui loi est naturel {à Mamdor)^ sor Téloquence par laquelle il ravit les oreilles de ses auditeurs; et, jouant agnfablement sur son nom, Pauteur du sonnet qui est en tète de VlnpetUoira s'écrie dans une métaphore ambitieusement lyrique :
Ainsi, Monsieur, tous êtes le Mont d'or D*oà rëloquence, épanchant son trésor, Par cent canaux se distille en nos âmes.
Dans les parades de Tabarin où Mondor figure, il abonde en citations de toutes sortes, latines, voire grecques, et en aphorismes tirés des philosophes : c Ce n'est pas mon exercice d'être capic taine, dil-il quelque part; dès le plus tendre de mon enfance, c j^embrassai les lettres et me mis à l'abri des lauriers d'Apollon. » (M. V. FouBHKL, Tableau du pieux Parts^ p. 248.)
9* M. Moland, tome I, p. SSs, cite ici, à propos, le fait hiato* rique de Camillo Delminio, c inventeur d'une mnémonique à Taide de laquelle il se faisait fort, dans l'espace de trois mois, de rendre un homme capable de traiter en latin quelque matière que ce fât, avec toute l'éloquence de Cicéron. » Cet Italien eut accès auprès de François I" en i533 et mourut en i544*
10. Au vers 19, t Que l'on amène, > dans 1678 A. — Paaaé maître, terme des anciennes corporations des arts et métiers.
Qu'il soit des folz maistre passé.
(MiAOT, épîtaphe Ti.)
11. Qu'il devienne un clerc, un docteur. Au dix-septième siècle, le mot ne désignait pas encore exclusivement la robe ecclésiastique, c Si les médecins n'a voient des soutanes et des mules,... jamais ils n'auroient dupé le monde. 1 (Pensées de Pascal, p. 34 de l'édition de M. Havet, iSSa.) — Lorsque la Fontaine c a pris le ton in-
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Le Prince sot la chose ; il manda le Rhëteur. 1 5
« J^ai, dit-ili en mon écurie" Un fort beau roussin d^Arcadie^;
direct, dit M. Taine en citant ce passage (p. a48 et a49), il le qnitte TÎte. Qn fent, à chaque instant, qu'en lui Timagination ra faire ëniption pour se dëpouiller de cette forme inerte. Ses personnages^ retenus un instant derrière le théâtre, accourent tout de suite sur la scène. Ils interrompent le poète et lui ôtent la parole....
Tout parle en eéi ouTrage et même les poissons *.
Cest le propre du poète de s'ouhlier lui-même, pour faire place aux eniants de son cerreau, a invisibles fautâmes *, o qui le font taire et s*agitent, s'élancent, combattent, rirent en lui comme s*il n'était pas la. »