ÉPILOGUE
A peindre ses malheurs et ses félicités :
J'y consens ; peut-être ma veine
En sa faveur s'échauffera.
Heureux si ce travail est la dernière peine 1 5
Que son époux* me causera!
Psyché^ la Fontaine se peint lui-même sous le nom de Polyphile; il appelle un de ses trois amis du nom de Gélastûf qui s^applique à Molière ou à Chapelle. Les deux autres, Racine et Boileau, sont appelés Acante et Ariste* dans le roman; mais rien n*empdcbe de croire qu^ici il ait donné à Tun des trois cet autre nom de Danton ^. Cependant la Fontaine avait un ami plus intime encore, Maucroix, auquel la postérité songe moins, mais auquel il a bien pu adresser ce souvenir. -— Notons encore, sans en pouvoir rien conclure, qu'une ÈpÙre de Mancroix à Damo» est accompagnée de cet avis dans le manuscrit de Reims, où M. Louis Paris Ta trouvée : a Damon, c'est des Réaux. » Voyez les Œuvres diverses de Maucroix^ publiées par M. Louis Paris, tome I, p. 79.
5. L'époux de Psyché, T Amour. — Comparez les derniers vers de la fable 11 du livre IX, Us Deux Pigeons.
* Voyes la Nodce hlograplùque en t^ da tome I, p. xcn et xcm.
^ Avant de donner à Racine le nom poétique A^Acante^ il te Pétait donné à lai-méme dans le Songe de Fatue et dans la comédie de Cljrmine^ pobliéa en 1671 (après Psyché)^ mais composés bien antérieorement. Dans la fragments du Songe de Faux^ le nom à^Ariste désigne probablement Pdlisson ; pour traduire celui de Gélaste^ qui parait aussi dans ces fragments, ei qui là caractérise seul, sans rien de plus, le personnage qui le porte, nous ne voyons pas sur quoi pourraient se fonder les conjectures.