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II. -I

terrible question du procès de Louis XYI. Ce sont là deux pièces historiques d'un intèrrt capital et que nous recueillons à ce titre seul. — Je forai remarquer Trlrange et curieuse note qui se trouve en tète du premier de ces Discours: « Canaille, populace, dit Camille Desmoulins, « nom dont appellent tous les jours le peuple la plupart « de ceux qui aujourd'hui appellent hypocritement au a peuple. » Ces quelques lignes ne sont-elles pas encore aujourd'hui d'une étonnante actualité?

Disons tout de suite, pour ne point multiplier les notes et explications, que Camille, votant la mort du roi, souleva des protestations dans la Convention même en s'écriant: « Je vote la mort trop tard peut-être pour V honneur de la Convention nationale. » Etait-ce là la froideur et le calme du juge? — C'était encore un de ces mots que l'intempérance de Desmoulins devait lui faire regretter un jour.

On a aussi publié de Camille Desmoulins les Discours suivants que nous ne pouvons donner, faute de place, dans l'édition présente :

Discours sur la situation politique de la nation, à l'ouverture de la seconde session de l'Assemblée nationale, prononcé à la Société des amis de la Constitution, dans la séance du 21 octobre, par Camille Desmguli.xs (avec cette épigraphe :

Contentas puacis Icctoribus. IIor.

Moins r Assemblée est grande et plus elle a d'oreilles.) (Paris, chez les marchands de nouveautés, 1791 .)

Société des amis de la Constitution séante aux Jacobins, à Paris. — Discours de Camille Desmoulins, no-

table au Conseil général de la Commune, dans la séance du 24 juillet, l'an IV de la liberté, sur la situation de LA CAPITALE. (Imprimé par ordre de la Société.)

Société des A^nis de la Constitution séante aux Jacobins, à Paris. — Discours de Camille Desmoilins sur le parti que l'Assemblée doit ])rendre relativement à la PKO position DE GUERRE annoncée par le pouvoir exécutif, prononcé à la Société le 23 décembre 1791 ^

Discours de Camille Desmoulins, député à la Convention, sur le DÉCRET du bannissement de la famille ci-devant d'Orléans, et sur la question si l'Assemblée nationale pouvait exclure de son sein Philippe -Égalité, représentant du peuple (de l'imprimerie L. Potier, de Lille, rue Favart. n° 3. 1792).

Camille, dans ce discours, conclut ainsi :

« Je rappelle la Convention à la reconnaissance, à la justice, à la rougeur et à la crainte d'une ignominie éternelle si elle poursuivait Pbilippe-Égalité plus que n'a fait le traître Lafayette; si, au lieu de leur châtiment, elle préparait des jouissances à Charles IX et à sa Médicis; si elle rendait le jugement dont le seul projeta couvert d'infamie le Chàtelet. Je demande le rapport du décret. »

Camille a longtemps passé pour l'ami du duc de Chartres^ le futur roi Louis-Philippe.

.... De Chartres même honoré comme un frère,

dit un alexandrin du temps en parlant de Camille. La vérité est (juc le portrait de Desmoulins est un des rares

1. Voy. le lieau livre de M. Marc Dufiaisse, IJiiloirc du Droil de fjucrrc cl de paix.

4 ŒnVUES IJE CAMILLE DESMOULINi:;.

portraits île coiivcntionncls(avec, je crois, ceux de Fahre d'Eglanline et de Barèrc de Yicuzac, ([ui, dans sa vieillesse, adressait des versa Louis-Philippe), ([uc le (ils de Pliilippe-É{^alilé ait fait placer dans les galeries de Versailles lorsqu'il fonda ce Musée national. IMais ce n'était là, assure-t-on, qu'alfaire de sympathie littéraire'.

Le discours de Desmoulins se termine par cet extrait du proch-vcrbal :

La Société a arrêté l' impression de ce discours, dans sa séance du 13 décembre 1792, ran premier de la République française :

Dubois-Crancé, président, député ; Sambat, vice -président ; Monestier, député du Puyde-Dôme; Sijas ; J. Peyron d'Herval ; Ceindre; Maure, député d'Yonne; Garnier de Saintes, député, secrétaire.

1. Vo}'. à l'Aiipcndice un cxlrail du Constilulionncl de 183ï.

DISCOURS

LA SITUATION POLITIQUE DE LA NATIOxN

A L'OLVEniUBE DE LA SECONDE SESSION DE L'aSSEMULÉE NATIONALE

PaONONCÉ A LA SOCIÉTÉ DES AMIS DE LA CONSTITUTION DANS LA SÉANCE DO 21 OCTOBRE

Contentits paucis lecloribus. Hos.

Muius l'Assemblée est grande, et plus elle a d'oreilles.

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