‹ ŒuvresChapitre 2 sur 64 · CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS · texte numérisé non relu

CHEZ LES MARCHANDS DE NOUVEAUTÉS

AYIS AUX TRIBUNES

Après avoir concouru pendant deux ans avec les écrivains patriotes à faire une grande expérience sur rcntendement du peuple français, fatigué d'une longue opération, découragé par raccroissement sensible de la surdité nationale, et faisant réflexion à la fin tragique, sous Ponce-Pilate, de celui-Là môme à qui il suffisait de toucher du bout du doigt une oreille pour la faire entendre, j'avais cessé d'écrire depuis trois mois, lorsque, appelé à la place de secrétaire de la Société, j'ai regardé ce choix comme une invitation à rompre mon silence; et le nombre^ de près de trois cents députés que j'ai vus parmi nous m'a fait croire que je pourrais le rompre utilement. Mais comme il m'est plus facile de me taire que de ne point parler avec franchise et liberté, si cette liberté paraît une licence à quelques personnes, je dois prévenir les tribunes que ce sont mes idées que j'expose et non celles de la Société, qui ne saurait être responsable des opinions individuelles de ses membres.

DISCOURS

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