‹ ŒuvresChapitre 21 sur 64 · X IV · texte numérisé non relu

X IV

Décadi 30 frimaire 2^ l'an II de la République une et indivisible

Le plus fort n'est jamais assez fort pour ttre toujours le maître , s'il ne transforme sa force en droit.

(J.-J. RoDssEÀu, Contrat Social.)

Quelques personnes ont improuvé mon numéro 3, où je me suis plu, disent-elles, à faire des rapprochemenls qui tendent à jeter de la d(3faveur sur la révolution et les patriotes : elle devraient dire sur les excès de la révolution et les patriotes d'industrie. Elles croient le numéro réfuté, et tout le monde justifié par ce seul mot : On sait bien que l'état présent n'est pas celui dç la liberté; mais patience, vous serez libres un jour.

1. Le 21 décembre, au malin, le libraire Desenne avait à sa porte la longue queue des acheteurs qui s'arrachaient le qualrième numéro. On le payait de la seconde main, de la trti-icme main ; le prix augmeniait toujours, jusqu'à un louis. On le lisait dans la rue, on en suffoquait de pleurs. Le cœur de la France s'était échappé, la voix de l'iiumanité, l'aveugle, l'impalienle, la toutepuissante pitié, la voix dus enlrailies de l'homme, q'ii perce les murs, renverse les tours,.... le cri divin qui remuera les Ames éternellement : B Le Comité de clémence. »

(MiCHELET, Rér.fy., t. VII.)

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