‹ ŒuvresChapitre 59 sur 64 · II. û · texte numérisé non relu

II. û

38ti (EUVHES i»K CAMILLE UESMOULlNf^.

disais, comme si je le savais bien, qu'elle uuruil lieu. « Mais, peiU-on rire ainsi I me disait madame Danton, — Hélas! lui dis-je, cela me présage que je verserai bien des larmes peut-être ce soir. » Sur le soir, nous fûmes reconduire madame Cbarpenlier.il faisait beau; nous fîmes quelques tours dans la rue ; il y avait assez de monde.

Nous revînmes sur nos pas, et nous nous assîmes tout à côté du café. Plusieurs sans-culottes passèrent en criant : Vive la nation! puis des troupes à clieval, enfin des foules immenses. La peur me prit. Je dis à madame Danton : « Allons-nous-en. » Elle rit de ma peur, .mais à force de lui en dire, elle eut peur, à son toua% et nous partîmes. Je dis à sa mère : « Adieu, vous ne tarderez pas à entendre sonner le tocsin. » En arrivant chez Danton, j'y vois madame Robert et bien d'autres. Danton était agité. Je courus à madame Robert et lui dis : « Sonnera-t-on le tocsin? — Oui, me dit-elle, ce sera ce soir. » J'écoutai tout et ne dis pas une parole. Rientôt, je vis chacun s'armer. Camille, mon cher Camille, arriva avec un fusil. 0 Dieu! je m'enfonçai dans l'alcôve, je me cachai avec mes deux mains et me mis à pleurer; cependant, ne voulant point montrer tant de faiblesse et dire tout haut à Camille que je ne voulais pas qu'il se mêlât dans tout cela, je guettai; le moment où je pouvais lui parler sans être entendue, et lui dis toutes mes craintes. Il me rassura en me disant qu'il ne quitterait pas Danton. J'ai su depuis qu'il s'était exposé.

Fréron ' avait l'air d'être déterminé à périr. « Je

1. L'amitié de Fréron pour Camille et Lucile élait très-vive; plu? tard, lorsque Fréron quitta Paris, ils furent en correspondance suivie ; rien n'est curieux comme les marques d'alTection et de tendresse qu'ils échangent.

suis las de la vie, disait-il, je ne cherche qu à iiioiirir. » Chaque patrouille qui venait, je croyais les voir pour la dernière fois. J'allais me fourrer dans le salon qui était sans lumière, pour ne point voir tous ces apprêts. Personne dans la rue. Tout le monde était rentré. Nos patriotes partirent. Je fus m'asseoir près d'un lit, accahlée, anéantie, m'assoupissant parfois, et lorsque je voulais parler, je déraisonnais. Danton vint se coucher. II n'avait pas l'air fort empressé; il ne sortit presque point. Minuit approchait. On vint le chercher plusieurs fois; enfin il partit pour la Commune. Le tocsin des Cordeliers sonna, il sonna longtemps. Seule, baignée de larmes, à genoux, sur la fenêtre, cachée dans mon mouchoir, j'écoutais le son de cette . fatale cloche. En vain venait-on me consoler. Le jour qui avait précédé celte fatale nuit me semblait être le dernier. Danton revint. Madame Robert qui était trèsinquiète pour son mari qui était allé au Luxembourg, où il avait été député par sa section, courut à Danton qui ne lui donna qu'une réponse très-vague. Il fut se jeter sur son lit. On vint plusieurs fois nous donner de bonnes et de mauvaises nouvelles. Je crus m'apercevoir que leur projet était d'aller aux Tuileries. Je le leur dis en sanglotant : je crus que j'allais m'évanouir. En vain madame Robert^ demandait des nouvelles de son mari, personne ne lui en donnait. Elle crut qu'il marchait avec le faubourg. «S'il périt, me ditelle, je ne lui survivrai point. Mais ce Danton, lui, le point de ralliement! si mon mari périt, je suis femme à le poignarder. » Ses yeux roulaient. De ce moment je ne la quittai plus. Que savais-je, moi, ce qui pou-

1. Voir, 3Iémoires de, madame Roland (Porlraits et anecdotes), des dt^fails curieux sur madame Rol)erl et son mari.

3H8 nCUVRKS DE CAMILLE DESMOPLIN?.

vail ari'iver?Savais-jo d(^ ([uoi ('llet''(ail t'apal)l<'?Noiis passâmes ainsi la nuit ilans de cruelles agitations. Camille revintà une heure ; il s'endormit sur mon épaule. Madame Danton était à côté de moi, qui semblait se préparera apprendre la mort de son mari. « Non, me disait-elle, je ne puis plus rester ici. » Le grand jour étant venu, je lui proposai de venir se reposer chez moi. Camille se coucha. Je fis mettre un lit de sangle dans le salon avec un matelas et une couverture, elle se jeta là-dessus et prit quelque repos. Moi, je fus me coucher et m'assoupir au son du tocsin qui se faisait entendre de tous côlés. Nous nous levâmes. Camille partit en me faisant espérer qu'il ne s'exposerait pas. Nous fîmes à déjeuner. Dix heui'cs, onze heures passent sans que nous sachions quelque chose. Nous prîmes quelques journaux de la veille, assises sur le canapé du salon, nous nous mîmes à les lire. Elle me lisait un article, il me semblait pendant ce temps que l'on tirait le canon. J'en entendis bientôt plusieurs coups sans en rien dire ; ils devinrent plus fréquents. Je lui dis : « On tire le canon ! » Elle écoute, l'entend, pâlit, se laisse aller et s'évanouit, Je la déshabillai. Moi-même, j'étais prête'à tomber là, mais la nécessité où je me trouvai de la secourir me donna des forces. Elle revint à elle. Jeannette criait comme une bique. Elle voulait rosser la M. V. Q., qui disait que c'était Camille qui était la cause de tout cela. Nous entendîmes crier et pleurer dans la rue, nous crûmes que Paris allait être tout en sang. Nous nous encourageâmes, et nous partîmes pour aller chez Danton. On criait aux armes, et chacun y coui'ait. Nous trouvâmes la porte de la Cour du Commerce fermée. Noas frappâmes, criâmes, personne ne nous venait ouvrii-. Nous voulûmes entrer par chez le boulanger, il nous

ferma la porle au nez. J'étais furieuse; enfin on nous ouvrit. Nous fûmes assez longtemps sans i-ien savoir. Cependant on vint nous dire que nous étions vainqueurs. A une heure, chacun vint raconter ce qui s'était passé. Quelques Marseillais avaient été tués. Mais les récits étaient cruels. Camille arriva et me dit que la première tête qu'il avait vu tomber était celle de Suleau. Robert était à la Ville et avait sous les yeux le spectacle affreux des Suisses que Ton massacrait. Il vint après le dîner, nous tit un affreux récit de ce qu'il avait vu, et toute la journée nous n'entendîmes parler que de ce quis'étaitpassé. Le lendemain 11, nous vîmes le convoi des Marseillais. 0 Dieu! quel spectacle! Que nous avions le Cd.'ur serré. Nous fûmes, Camille et moi, coucher chez Robert, ,1c ne sais quelle crainte m'agitait; il me semblait que nous ne serions pas en sûreté chez nous.

Le lendemain 12, en rentrant, j'appris que Danlon était ministre....

Lellre de Lucile à Robespieri'ri.

Est-ce bien toi qui oses nous accuser de projets contre-révolutionnaires, de trahison envers la patrie? Toi qui as déjà tant profité des efforts que nous avons faits uniquement pour elle. Camille a vu naître ton orgueil, il a pressenti la marche que lu voulais suivre; mais il s'est rappelé votre ancienne amitié, el, aussi loin de l'insensibilité de ton Saiiil-Jusl que de ses basses jalousies, il a reculé devant l'idée d'accuser un ami de collège, un compagnon de ses travaux. Celte main qui a pressé la tienne a ([uitlé la plume avant le

temps, lorsqu'elle ne pouvait plus la lenir pour tracer ton éloge. Et toi, tu renvoies à la mort! Tu as donc compris son silence? il doit t'en remercier. La patrie le lui aurait reproché peut-être; mais, grâce à toi, elle n'ignorera pas que Camille Desmoulins fut contre tous le soutien, le défenseur de la République.

Mais, Robespierre, pourras-tu bien accomplir les funestes projets que t'ont Inspirés sans doute les âmes viles qui t'entourent? As-tu oublié ces liaisons que Camille ne se rappelle jamais sans attendrissement? Toi qui fis des vœux pour notre union, qui joignis nos mains dans les tiennes, loi qui as souri à mon fils et que ses mains enfantines ont caressé tant de fois, pourras-tu donc rejeter ma prière, mépriser mes larmes, fouler aux pieds la justice. Car, tu le sais toi-même, nous ne méritons pas le sort qu'on nous prépare; et tu peux le changer. S'il nous frappe, c'est que lu l'auras ordonné ! Mais quel est donc le crime démon Camille?....

Je n'ai pas sa plume pour le défendre; mais la voix des bons citoyens et ton cceur, s'il est sensible et juste, seront pour moi. Crois-tu que l'on prendra confiance en toi, en te voyant immoler tes amis? Crois-tu que l'on bénira celui qui ne se soucie ni des larmes de la veuve, ni de la mort de l'orphelin? Si j'étais la femme de Saint-Jusl, je lui dirais : la cause de Camille est la tienne, c'est celle de tous les amis de Robespierre. Le pauvre Camille, dans la simplesse de son cœur, qu'il était loin de" se douter du sort qui l'attend aujourd'hui! Il croyait travaillera ta gloire en te signalant ce qu'il manquait encore à notre république. On l'a sans doute calomnié près de toi, Robespierre, car tu ne saurais le croire coupable; songe qu'il ne t'a jamais demandé la mort de personne, qu'il n'a jamais

voulu nuire ;i ta puissance, et que tu étais son plus ancien ami, son meilleur ami. Lors même qu'il n'eût pas autant aimé la patrie, qu'il n'eût pas été autant attaché à la République, je pense que son attachement pour toi lui eût tenu lieu de patriotisme, et tu

croirais que pour cela nous méritons la mort

car le frapper lui, c'est '

Letire de Madame Duplessis, belle- mère de Camille, à Robespierre.

Citoyen Robespierre,

Ce n'est donc pas assez d'avoir assassiné ton meilleur ami , tu veux encore le sang de sa femme ! Ton monstre de Fouquier-Tinville vient de donner l'ordre de l'emmener à l'échafaud ; deux heures encore et elle n'existera plus. Robespierre, si tu n'es pas un tigre à face humaine, si le sang de Camille ne t'a pas enivré au point de perdre tout à fait la raison, si tu te rappelles encore nos soirées d'intimité, si tu le rappelles Tes caresses que tu prodiguais au peti,t Horace, que tu te plaisais à tenir sur tes genoux, si lu te rappelles que tu devais être mon gendre, épargne une victime innocente; mais, si ta fureur est celle du lion, viens nous prendre aussi, moi, Adèle et Horace; viens nous déchirer tous trois de tes mains encore fumantes du sang de Camille; viens, viens, et qu'un seul tombeau nous réunisse.

Femme Duplessis.

1. Cette lettre resta inachevée et ne fut point portée i^ Robespierre.

392 ŒL'VRES DE CAMILLE DES.MOUMNS.

A la suite du fragment du N° YIII du Vieux Corde- /?er, qu'il publia en 1834, M. Mallon, dans son édition, imprimait ce qui suit :

Heureux et triûmi)lianl delà découverte que j'avais faite du dernier monument autographe de la vertu héroïque et de l'intrépidité malheureuse, je venais, à force d'attention et pour ainsi dire à force de loupe., je venais de retrouver dans l'écriture si rapide de Camille Desmoulins ses traits et ses^ linéaments. J'avais alors un bien grand intérêt à découvrir, si toutefois il existait encore, le citoyen généreux qui, la veille de l'arrestation de Camille et de Danton, était allé les prévenir si vivement, et quand il en était temps encore, du danger qui menarait leurs têtes. Je m'adressai à madame Duplessis, belle-mère de Camille Desmoulins, qui survit si miraculeusement à tant de victimes. Elle pouvait seule me donner la clef des choses et l'identité des personnes. Je demandai à madame Duplessis si elle avait connu le citoyen Rousselin dont parle Camille dans les dernières notes tracées de sa main. « Oui, certainement, me dit-elle, je « l'ai connu et le connais toujours; c'est le seul ami « qui me reste au milieu des ruines qui m'entourent. <( Nous sommes, lui et moi, comme deux épis de blé « que la faux a oubliés dans un champ moissonné. « 31. Rousselin de Saint-Albin est l'ami, l'historien « de Hoche, de Cherin, l'ancien secrétaire générnl « de la guerre avec le ministre Bernadette, secrétaire « à l'intérieur avec l'illustre ministre Carnot; depuis « l'un des fondateurs du Constitutionnel en 181.^. « C'est le père deM. Horlensius de Saint-Albin, jeune « magistrat déjà distingué par des écrits estimés et « des actions honorables, et notamment par la dé- « fense de son père dau:^ un procès politique, et

rOKTF.FEUlLLK DE LUC II, H. 393

« la consf^rvalion du inoinimenl de Malesliorbes, « (|iriine mullUudo égarée voulait abattre, lors de « la destruction de l'archevêché. 31. Rousselin de « Saint-Albin est Tune de ces âmes qui ne vieil- « lissent point. Tel on le voit encore aujourd'hui, « tel il était dans sa première jeunesse : dévoué à « l'amitié et à la patrie. La veille de l'arrestation de « Danton et de Camille Desmoulins, il courut tout (( haletant chez Tun et l'autre à plusieurs reprises, il « les engagea, les supplia de se tenir sur leurs gardes « au moment où Robespierre et Billaud machinaient « leur perte. Mais Danton se croyait trop fort pour « écouter un avertissement qui l'eût pourtant sauvé. « Ils n oseront, dit-il; puisse regardant chez lui dans « une glace : Ne craignons n'en, enfants que vous êtes! « Voyez ma tête, ne tient-elle pas bien sur mes épaules? u Ft pourquoi vouchment-ils me faire périr ? à quoi « bon? à quel sujet? Parmi quelques amis qui se trou- « valent à cette entrevue, un d'eux disait : Il y a bien « des députés proscrits qui ont heureusement échappé. (( Dulnure^ Doulcet^ Louvet se sont retirés en Suisse. « Qu'est-ce qui empêche de s'absenter au moins « quelque temps? Danton répondit : Qu'est-ce que « s'absenter? N'est-ce pas émigj^er? Est-ce qu^on em- « porte sa patrie à la semelle de son soulier? Ca- « mille partagea cette opinion. Hélas! c'était une « aveugle sécurité. Je veux, disait-il, comme il l'a « répété allant à Véchafaud, je veux partager le sort de K Danton, quel qu'il soit. »

Voilà ce que me raconta madame Duplessis... Ce f|u'elle venait de m'exprimer avec tant d'émotion m'inspira un plus grand désir de voir M. de Saint- Albin. Elle me fit connaître sa demeure et je m'y rendis. M. de Saint-Albin était gravement malade; il

me reçut cependant, et je lui remis un exemplaire de la réimpression du Vieux Cordelier. Au nom de Camille Desmoulins, qui réveillait tant de souvenirs déchirants pour une âme qui avait été si cruellement attaquée, le malade sembla se relever d'un douloureux accablement, el pour ainsi dire renaître pour voir renaître ses amis.

Quelque temps après cette première entrevue, les événements amenèrent la question de l'amnistie si noblement invoquée par le maréchal Gérard lors de sa présidence, et plus énergiquement encore réclamée par la retraite de ce vertueux ministre. Tout à coup, en lisant un malin le Constitutionnel, j'ai la satisfaction d'y voir qu'une question aussi digne de l'intérêt de la société tout entière, qu'une question palpitante d'humanité se trouve placée sous la protection de Camille Desmoulins. Notre Vieux Cordelier^ si heureusement rappelé, redevient en ce moment l'inspiration nouvelle et, pour ainsi dire, l'étoile conductrice qui doit éclairer les Français, et les ramener au temple de la réconciliation et de la concorde.

Je crois donc ne pouvoir ajouter à notre publication rien de plus complètement historique que la discussion si franchement soutenue par M. de Saint- Albin dans le Constitutionnel sur l'amnistie, invoquée aujourd'hui et qui devra l'être à toutes les époques où les passions des hommes seront capables de revenir à quelque réflexion. Qui n'a pas besoin d'amnistie? a dit avec tant de raison l'auteur de cet article; ne craignons pas, nous, d'ajouter qu'il n'y a que ceux qui ne veulent point amnistier les autres qui ne doivent pas être amnistiés à leur tour.

Dans le besoin de témoigner à l'ami de Danton et de Camille l'expression de notre gratitude, nous

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l'avons prié d'accepter en propriété l'uriginal des notes autographes qui composent la défense de Camille Desmoulins sur le rapport de Saint-Jusl. Cette pièce n'appartenait h personne plus qu'à M. de Saint-Albin, puisqu'elle consacre ses sentiments lidèles et invariables. Elle sera pour lui et sa famille un titre d'honneur. J'aime à consigner ici le nom de l'homme généreux qui, par un de ces mouvements spontanés si rares dans tous les temps et surtout à l'époque que nous rappelons, osa tenter, au péril de sa vie, de sauver, s'il l'avait pu, celles de Camille Desmoulins et de Danton.

— On lit dans le Constilulionnel, T octobre 1834 : On annonce que le Roi a décidé que le portrait de Camille Desmoulins serait placé dans le musée historique de Versailles. Ce musée justifiera sa destination, puisqu'il comprend toutes les célébrités qui ont paru en France, avant et depuis la Révolution. On ne peut éluder l'histoire, et elle ne peut passer sous silence ni les faits ni les personnes qui ont pris leur place sur la scène du monde. Les traits de Camille Desmoulins, perdus ou défigurés au milieu de tant de tumulte et de ruines, n'avaient point été rétablis d'une manière satisfaisante pour ceux qui ont connu sa personne. On cherchait avec regret l'expression qui est l'âme de la ressemblance. Elle se trouve heureusement conservée dans une miniature qui fut faite à la Conciergerie par Boze, peintre de Louis XVI, alors emprisonné avec Camille Desmoulins, dans la proportion de nature. C'est d'après celte miniature frappante de vérité que va être fait le portrait dans la proportion de nature. L'ar-

3yti (l;uvke!5 uk Camille de^smoulins.

liste habile rendra l'csprii, la physionomie naïve el si spirituelle de celui qui pendant sa vie fut appelé le La Fontaine de la révolution, et qui en lui Tune des plus honorables victimes, comme il en avait été l'un des premiers apôlres. On sait que Camille Desmoulins est celui qui, le 14 juillet 1789, arbora au Palais-Rojal la cocarde nationale, dont Mirabeau dit quelque temps après : « Elle fera le tour du monde. »

Nous avons cru devoir reproduire ces deux extraits de l'édition Matton qui complètent, croyons-nous, la physionomie de l'écrivain dont nous avons ici réuni les œuvres.

li avril 187 4.

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