LE DOGUE ET LA JOLIE FEMME
De grimper sur Mylord! elle enfourche la bête,
La stimule, l'excite, et la fait voyager
Du salon au boudoir, à la salle à manger.
Elle rit, elle court, elle chante à la ronde!
Mylord qui débutait à peine dans le monde.
Et dont les mœurs sentaient un peu la basse-cour,
Se lassa du métier dès qu'il eut fait un tour.
D'abord, il le témoigne à celle qui le monte.
Par un murmure sourd dont elle ne tient compte.
Refus de voyager, de la part de Mylord!
On le pince, il résiste, on le repince, il mord.
Soudain, des cris aigus sont poussés par Adèle!
Le mari qui survient s'en étonne; mais elle :
« Tyran! bourreau! pourquoi, me connaissant si bien,
M'avez-vous défendu de caresser le chien? »
Nouvel étonnement du mari. Mais son frère
Lui raconte en riant ce qu'il crut devoir faire :
« Ami, j'ai seulement défendu le doguin;
« Juge un peu si j'avais défendu le cousin ! »