ACTE IV, SCÈNE IV I S I
M A DAME DUPRt.
Qu'entends-je ?
MONSIEUR DU PRE
Avez-vous cru, quand vous flattiez en elle Une coquetterie, hélas! bien naturelle, Lorsque vous allumiez sa jeune ambition, Qu'elle résisterait à la séduction?
Ah! ce piège, ma femme, en eût perdu mille autres. Ne lui reprochez point des torts qui sont les vôtres; Vous n'avez pas le droit de vous mettre en courroux, Vous seule avez tout fait; n'en accusez que vous.
madame DUPRÉ, après avoir été quelques moments interdite.
Eh! bien... voilà comment toujours on exagère. Je ne dis point que Laure ait rougi de sa mère; Au milieu du fracas, je me plains seulement Que ma fille... ait paru m'oublier un moment.
Mais à propos, dis-moi, qu'est-elle devenue?
MADAME DUPRE.
Qui?
MONSIEUR DUPRÉ
Laure. 11 est une heure, et je ne l'ai pas vue.
>2 l'éducation ou les deux cousines
SCÈ&CE V
LAURE, MONSIEUR DUPRE, MADAME DUPRE.
monsieur dupré, à sa fille, qui est entrée pendant qu'il parlait.
D'où viens-tu?
LAURE
De chez moi, mon père.
MONSIEUR DUPRÉ
De chez toi !.
Logerais-tu, ma fille, autre part que chez moi?
MADAME DUPRÉ
Vous ne comprenez pas.
A sa fille.
Explique-toi, ma chère.
C'est mon appartement que je quitte, mon père.
MONSIEUR DUPRÉ
Ah! je conçois, tu viens de ta chambre!... il suffit. Mais, dis-moi, par hasard, sortirais-tu du lit?
laure, d'un air aisé.
Précisément! j'en sors, contre mon ordinaire.