‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 111 sur 197 · ACTE IV, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IX

LAURE

Vn jeune homme, le fils d'un ami de mon père, Vient de lui demander ma main.

R.OSAM B ERT.

Il se pourrait ?

Monsieur Dupré l'appuie, et ma mère se tait; Ma situation est pénible! cruelle!

ROSAMB E RT.

Et... qu'allez-vous répondre enfin, mademoiselle?

lau RE, à part.

Il prend un air piqué! je crois qu'il est jaloux; Tant mieux !

Haut et d'un air triomphant.

Mais vous, monsieur, que me conseillez-vous ?

ROSAM BERT.

Je ne demande pas si cet homme vous aime; Est-ce un homme d'honneur?

LAU RE

C'est la probité même.

ROSAMBERT.

A-t-il de la fortune ?

lau re, avec étonnement.

Oui, beaucoup plus que moi.

ROSAMBERT.

Et lui connaissez-vous un état, un emploi?

196 l'éducation ou les deux cousines

LAURE, dire plus de surprise encore.

Ce n'est qu'un commerçant... c'est Duval.

ROSAM EERT.

A merveille!

Gravement.

Tout bien considéré, Laure, je vous conseille De l'accueillir.

laure, vivement.

Qui ! moi! monsieur! que dites-vous?

ROSAM BERT.

Qu'il faut, a mon avis, le prendre pour époux.

laure, altérée.

Je ne vous comprends pas, quelle idée est la vôtre!

ROSAM BE RT.

Je suis fort clair pourtant.

florine, à part.

En voici bien d'une autre!

LAURE

C'est vous qui me tenez un semblable discours?

Sans doute, voulez-vous rester fille toujours ? Mais qu'a donc ce discours qui vous doive surprendre? Mariez-vous; c'est là le parti qu'il faut prendre; C'est ainsi qu'on obtient dans la société

Finement.

Une existence, un rang... et de la liberté.

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